Jeudi 10 avril 2008

Le progrès permettra peut-être cette innovation, un peu comme les panneaux publicitaires à l'entrée des villes qui proposent toutes les 30 sec.une publicité ou une annonce.

Les hommes et femmes programmeraient le matin le logiciel d'information qui permettraient à leurs concitoyens de visualiser sur leur vêtement de cosmonaute leurs manques, leurs émotions, leurs désirs, leurs attentes, leurs peines, leurs rendez-vous, une sorte de journal de bord en continu,visible par tous sur le vêtement recto-verso, et se substituant ainsi au message joué par la marque et le logo, censés communiquer une appartenance à un groupe, supposer "parler" de leur être à leurs compatriotes.

Le dialogue suggéré par les objets de mode serait remplacé par un authentique dialogue, au grand bonheur de la planète qui n'aurait plus à sacrifier ses ressources naturelles et son eau potable sur l'autel de la reconnaissance de son moi profond.

A moins que nos sociétés occidentales richissimes ne prennent modèle sur ces magnifiques femmes hindoues qui n'ont que 2 ou 3 saris toute l'année, un sari de travail, un de cérémonie, quelques magnifiques bijoux et chaînettes en or, et qui sont belles comme le jour !

Ce qui permet, entre autres, de valoriser leur beauté intérieure qui a disparu des visages de nos fades occidentales....

Comment faire pour remplacer tous ces gadgets, accessoires en plastique, colliers, bracelets, boucles d'oreilles, bagues, gros consommateurs de pétrole ?

Peut-être, en revenant à une pratique ancestrale, qui consistait à transmettre de mère en filles, les fameux "bijoux de famille", souvent en or ou argent, et qui donc seront valorisés doublement puisqu'ils seront considérés comme des biens durables, et qu'ils éviteront de puiser dans des ressources énergétiques indispensables aux générations à venir.

Si on ne sait pas encore calculer avec précision le coût d'un vêtement, on sait à peu près calculer le coût environnemental d'un ordinateur.

Je le livre à titre informatif et référentiel puisque on ne s'est pas encore penché sur le coût du textile et des accessoires de la mode, et ceci afin d'avoir un ordre d'idée concernant un objet utile, en tous cas presque indispensable au XXIème siècle, je veux parler de l'ordinateur.

Voici ce qui est précisé dans le dossier:

"Selon une étude publiée par l'Université des Nations Unies située à Tokyo, les coûts environnementaux associés à la production d'un seul ordinateur sont gigantesques et taxent outrageusement les ressources de la planète.

En effet, plus de 240 kilogrammes de combustibles fossiles (pétrole, gaz, etc.), 22 kilogrammes de produits chimiques parmi les plus dommageables pour l'environnement et 1500 kilogrammes d'eau potable sont nécessaires pour fabriquer tous les composants d'un seul ordinateur et de son écran de 17 pouces. De plus, une simple barrette mémoire supplémentaire d'un poids d'à peine quelques grammes demande 1,7 kilogrammes de combustibles fossiles et 32 kilogrammes d'eau potable.

Le recyclage des composants et la réutilisation des ordinateurs sont parmi les solutions les solutions proposées par les auteurs de cette étude. Cependant, à choisir entre la réutilisation et le recyclage, il convient d'opter pour la première solution. En effet, la réutilisation d'à peine 10% des ordinateurs permet une économie d'énergie d'environ 8,6% tandis que le recyclage des composants de 10% des ordinateurs engendre une simple économie de .43%, donc même pas 1%"

Il nous faudra, dans nos pays riches, d'ici quelques années absolument aborder la délicate question de l'objet utile et incontournable.

Nos sociétés de nantis devront faire des sacrifices de confort,voire faire des choix drastiques entre le futile et le superflu, entre l'urgent et le nécessaire, afin d'offrir aux générations à venir un minimum de chances de survie.

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Jeudi 3 avril 2008

Et si nos concitoyennes acceptaient le sort de 500 millions d'Indiennes qui en majorité n'ont que 2 vêtements, et qui sont superbes dans leurs saris colorés, seyants, et très féminins !

Projetons-nous en 2050.

Un peu de fiction. Peut-être qu'un jour un vrai créateur de mode inventera UN seul vêtement fonctionnel qui satisfera le besoin vestimentaire des femmes et des hommes en mal de reconnaissance et d'image de soi.

Retrouver la fonction première du vêtement, couplée au besoin emblèmatique de paraître, voilà peut-être une des solutions.

L'absence de modes et tendances signifie-t-elle la fuite dans l'austérité, la tristesse, la déprime ?

Souvenons-nous du slogan des fabricants de lunettes : "c'est le printemps: changez de montures !"

Il est sûr que tous les lobbies du marketing vont avancer cet argument. Ils ont gros à perdre.

Et puis, il y aura les faux défenseurs de l'emploi qui vont instiller dans les esprits, le chômage, si l'on supprime "modes et tendances".

Certes les intermédiaires nombreux en France, notamment les importateurs, ceux qui profitent du transport de ces textiles venus de Chine ou d'Amérique du Sud vont perdre un revenu conséquent quand on sait qu'un jeans fabriqué 5 € est revendu 200 € en Europe !

Il y a certainement quelques intermédiaires qui ont compris où se trouvait le bon filon, et qui risquent de faire grise mine !

Alors pourquoi rester toujours dans le réactif, comme on aime le faire en France ?

Pourquoi ne pas anticiper avant qu'il ne soit trop tard ?

Pourquoi ne pas profiter du concept de la "tendance" pour proposer dès maintenant un vêtement unique ? En somme, le vaccin contre la grippe pour éviter la grippe ?

UN vêtement avec toute la panoplie égotique et égocentrique nécessaire à leur personnalité de femme ou d'homme; pourquoi pas sous forme de logos, ou de badges décrivant l'état d'âme du moment, tout en se singularisant par rapport à leur congénères.

UN seul vêtement hyper-fonctionnel, un produit hiver-été, retrouvant sa fonction première de protection, et qui serait la quintesscence de toutes les modes, qui épargnerait tous les textiles, les champs de lin, de coton, dans lesquels d'ailleurs, on planterait des arbres pour régénérer l'air de la planète.

UN vêtement communicant et communicatif, interactif, dirait-on aujourd'hui, tout en permettant aux hommes et aux femmes d'être différentes, reconnues, courtisées, admirées.

Certains de ces vêtements existent déjà, sous forme de gadgets, où l'on peut téléphoner, à partir d'une manche, ou même regarder la télé... 

Les fashion victims y trouveraient leur compte, puisque chaque jour, elles pourraient afficher LA tendance du jour, et la nature, en l'occurence, les terres productrices de textiles, les puits de pétrole, les machines à accessoires de mode auraient un repos bien mérité...

Et nos ressources énergétiques pourraient encore servir 2 ou 3 générations !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Ecolo zen
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Lundi 31 mars 2008

Proposer de supprimer les modes et tendances, dans ce monde du "speed dating", où l'emballage prime sur le contenu, dans ce monde où il n'y a jamais eu autant de familles monoparentales et de célibataires qui n'ont que quelques heures pour attirer le regard, qui n'ont pas d'autres artifices que ceux de la mode qu'ils utilisent comme leurre, cela relève de la gageure !

Proposer de réguler la mode à une époque où le vide affectif n'est compensé que par la fuite dans le mini plaisir de possèder, de consommer, d'acheter tout et n'importe quoi pour attirer le regard, est une démarche suicidaire !

Alors, faut-il exiger de nos concitoyens qu'ils plongent dans la tristesse, dans l'austérité et la monotonie vestimentaire sous prétexte que la planète est en danger ?

A nouveau, soyons clairs, ce n'est pas de la fuite dans le renoncement que viendra la solution , mais bien dans le refus énergique des pratiques consuméristes qui abusent des tendances et des modes.

Le temps n'est pas loin où l'interdiction de mise sur le marché de tous ces gadgets et accessoires, tous issus du pétrole, et qui ne durent pas plus d'un mois,voire d'une semaine,verra le jour.

Alors, le risque serait d'enfermer les femmes dans une monotonie vestimentaire qui rappellerait les meilleures heures du costume MAO TSE TOUNG ?

Et si une partie de la solution venait de là ? Pas de différence, tout le monde en costume MAO !

Finies les robes des grands couturiers qui engloutissent des milliers d'euros inutilement pour une poignée de groupies, richissimes "fashion victims" !

Comment concilier le souci légitime de la femme d'attirer le regard avec la nécessité d'interdire tout gaspillage de ressources terrrestres non renouvelables ?

Il faudrait inventer un vêtement qui serait suffisamment parlant et attractif, mais qui respecterait le cahier des charges, à savoir d'utiliser le matériau le plus renouvelable possible et celui qui demanderait le moins de transformation.

Le costume MAO ne suffit plus à des contemporains habitués à communiquer par l'image, à se positionner par rapport à une marque qui parle d'eux en terme de reconnaissance clanique.

La transition entre le vêtement "tendance" et le nouveau vêtement "écolo" risque de heurter nombre de femmes, et par conséquent la transition doit se faire en douceur, en éduquant les jeunes le plus tôt possible.

Il y a 2 publics à convaincre d'urgence: les femmes et les ados, quelques hommes aussi, pour lesquels l'image de soi est un passage incontournable actuellement.

 

Il est certain qu'il faudra un créateur inventif et convaincant !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Lundi 31 mars 2008

Certes, il n'est pas facile, dans une famille monoparentale ou divorcée, de proposer de supprimer l'objet mode, l'accessoire tendance, le portable à 400 € qui ravive la flamme d'amour dans les yeux de ces enfants déchirés par un divorce, malmenés par le destin, qui profitent du sentiment de culpabilisation des deux parents pour plonger dans les délices du consumérisme ambiant !

Dans quelques décennies, il ne sera plus possible de cèder au gaspillage et au consumérisme stupide.

Parents, ne mettez plus au monde des clones, apprenez-leur le courage, apprenez-leur à fuir les objets inutiles et éphémères, recentrez les sur leur richesse intérieure, valorisez leur créativité en leur proposant d'imaginer des solutions inédites de préservation de la planète.

Montrez leur comment sauvegarder la biodiversité, passage incontournable à la survie de notre planète, et qui sera utile à leurs propres enfants, apprenez-leur le respect du monde animal, le respect de l'eau, apprenez-leur à donner à la nature, et à ne pas toujours profiter de la nature.

Dites leur que la neige, ce n'est pas uniquement une piste de ski, qu'elle a d'abord une fonction d'équilibre naturel et biologique avant d'être un stupide toboggan pour adultes en mal de sensation dans des stations,  où l'on puise de l'eau potable, pour que des citadins déprimés dévalent des pentes comme ils avalent des kms d'autoroute pour fuir leur propre vacuité.

Apprenez-leur à aimer la pluie salvatrice nourricière,  et à refuser le discours stéréotypé des météorologues formatés au bronzé-idiot.

Parents, en particulier, vous, les mères de famille, VOUS avez une énorme responsabilité, ne produisez plus de clones !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Lundi 24 mars 2008

Ce n'est pas tant la mode et ses tendances néfastes qui sont à rejeter, mais le rythme insoutenable avec lequel on puise, l'espace d'une saison, dans nos ressources terrestres.

C'est le "turn over" qui est insoutenable. C'est le sans-lendemain qui est mortifère pour la planète. C'est le non-renouvelable des énergies fossiles qui est dramatique.

C'est aussi le nombre de "fashion victims" qui est inquiétant: 500 millions de Chinoises portant l'espace d'une "tendance" des bretelles de soutien-gorge en plastique transparent, cela représente combien de barrils de pétrole puisés inutilement dans nos maigres réserves !

Et surtout, combien de tonnes de pétroles pour détruire, brûler, au mieux recycler ces gadgets, ces accessoires de mode, ces vêtements qui seront répudiés la saison prochaine !

Qui peut dire en effet que l'homme est plus heureux depuis qu'il peut rallier NEW YORK en 3 heures au lieu des 3 semaines. Tout le monde commence à comprendre la spirale du temps qui pousse l'homme à aller toujours plus vite, sans pouvoir gagner de temps, puisque le temps gagné doit être immédiatement compensé, selon la fameuse formule libéralo-capitalistique: "le temps,c'est de l'argent" !

Auourd'hui, nous ne pouvons plus nous permettre de sauter de joie à l'idée de possèder une chemise Tintin comme cela était possible il y a encore 40 ans.

Nous ne pouvons plus exploiter indéfiniment la nature et ses ressources naturelles, il nous faut supprimer de notre quotidien l'inutile et l'éphémère, nous n'avons plus le choix, il faudra apprendre, mesdames, à renoncer aux gadgets vestimentaires, il faudra réapprendre à vos enfants la fonction première du vêtement.

Messieurs, il faudra apprendre à vos garçons l'objet négligeable qu'est devenue, entre autres, l'automobile, et leur rappeler l'unique raison d'exister de l'automobile, c'est celle d'être un moyen de transport individuel, et non plus un objet de course de chars comme au temps des Romains.

Il nous faudra apprendre à refuser ce que certains appellent  "le progrès", et qui n'est rien d'autre qu'un moyen détourné de vendre de l'inutile et de l'éphémère, dans un seul but mercantile. Et ceci bien sûr, au détriment des ressources énergétiques de la planète.

Parents, réapprenez à vos enfants les bienfaits d'une balade en forêt, d'un footing, d'une partie de roller, sortez-les du démon télévisuel et de sa démoniaque play-station.

Apprenez-leur le recyclage des objets, les biens durables, le respect de la biodiversité !

Apprenez leur à résister aux clones télévisuels qui dansent et chantent sur les écrans et qui hantent leurs nuits; rappelez leur qu'ils sont biologiquement uniques sur cette planète, et qu'ils n'ont pas besoin de singer les magazines pour avoir l'impression d'exister !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Mercredi 19 mars 2008
On ne changera pas du jour au lendemain des comportements liés à l'image de soi, mais les parents responsables devraient commencer à responsabiliser leurs enfants, en les préparant à une nouvelle notion qui fera partie de leur préoccupation quotidienne dans les années à venir, à savoir "le coût environnemental" .

Voici ce que l'on peut lire sur le site "L'enseignement technique d'hier à demain":

"Les notions de "coût social" et de "coût environnemental" sont l'objet de nombreuses réflexions.Une des hypothèses de travail dans ce domaine passe par la publication par les entreprises de production d'un bilan des nuisances environnementales ou encore par des dispositifs tels que "l'Ecolabel", créé par Bruxelles dans cet esprit.

Un bon produit, du point de vue évoqué, doit être un produit :

- intégré, esthétique, commode à utiliser, qui remplit parfaitement la fonction pour laquelle il a été créé

- économique (consommation en eau, air, espace, énergie et autres ressources difficilement renouvelables)

- réutilisable (plutôt que recyclable, avec des fonctions secondaires en attente )

- combinable

- durable (exemple de la lampe fluo moins chère...)

- non polluant et non agressif (nuisances envers la nature et envers l'homme : vue, bruit, odeur, information...)"

 

La notion de "coût environnemental" est une notion très récente qui n'est pas applicable à tous les produits présents sur le marché.

On sait qu'une bouteille plastique coûte par exemple en équivalent énergétique plus de la moitié de sa contenance en pétrole. Il semblerait que le domaine "tabou" de l'industrie textile ne soit pas le sujet d'études d'impact en termes de coût environnemental, peut-être parce que, comme nous avons tenté de le démontrer, le domaine de la mode vestimentaire au sens très large du terme touche la moitié de la population mondiale si l'on considère la parité homme-femme, et que les scientifiques ne savent pas encore en calculer le coût.

D'autre part, il faut inclure dans cette industrie de luxe pour pays riches (150 € une paire de tongs en plastique !), la contrefaçon de plus en plus active, et qui alimente une filière de gens modestes qui sont prêts à jouer le jeu du consumérisme-imitateur aussi dévastateur pour la planète que les produits originaux, puisqu'ils participent au même coût environnemental, aggravé du fait que ces industries clandestines ne font même pas l'objet de contrôle étatique ou régional !

 

On est passé en quelques 50 années d'une société de consommation raisonnable à une société qui a outrageusement exploité notre environnement.

Les créateurs des hula hoop, des rubix kub, des scoubidous, des tamagoshis, des bagues en plastique, sont autant de personnages détestables qui devraient figurer au Panthéon des destructeurs de la planète !

Et surtout, on a oublié les méfaits de nos grands parents qui se sont jetés dans la "révolution industrielle" , comme la pauvreté sur le monde, croyant améliorer le sort de l'humanité, et qui comme M.K.GANDHI l'a dit: " la révolution industrielle a été une des plus grosses erreurs de l'humanité".

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Samedi 15 mars 2008
Messieurs les pères, comment faire admettre aux fanatiques du monde automobile que les courses de Formule 1 et autres rallyes  (neige et glace en particulier) sont des stupidités saisonnières, et que l'industrie automobile n'avance plus que par gadget électronique ?
 
Ne voient-ils pas, que depuis la première "auto-mobile", qui se caractérisait par 4 roues et 1 volant, le genre a peu évolué en 200 ans ?

A part des éléments de confort créés artificiellement, comme le lève-vitre électrique, la femeture des portes télécommandée, et toute la panoplie électronique, les constructeurs ont mis au point uniquement des gadgets dans l'espoir d'attirer des fanatiques du "up to date".

Du lève-vitre à la brosse à dent électrique, en passant par le rasoir jetable, notre société de nantis s'est installée dans un conformisme héréditaire qui conduit les enfants d'aujourd'hui à trouver normal de changer de jeans ou de T-Shirt chaque jour, non pas pour des raisons d'hygiène corporelle, mais pour paraître, pour frimer et se conformer à la "tendance" du moment.

Oui au tracto-pelle, qui évite des problèmes de dos au manoeuvre qui travaillait tout un chantier à la pelle, non à la pollution sonore et gazeuse des souffleurs de feuilles mortes en automne, qui a remplacé le bon vieux balai à tiges de nos grands-parents.

Le discernement sera nécessaire dans le choix des outils dits de confort !

Il nous faudra choisir entre l'indispensable et le non nécessaire, entre le durable et l'éphémère, entre l'utile et le futile. Il faudra passer du quantitatif-bon marché au qualitatif-durable.

Cette démarche commence à la maison, par la mère qui est souvent la première concernée, dans l'acquisition de certains réflexes et comportements.
 
Il y a des sacrifices à faire, le saut vertigineux dans le refus des "tendances et des modes" sera douloureux.

On ne changera pas du jour au lendemain des comportements liés à l'image de soi, mais les parents responsables devraient commencer à responsabiliser leurs enfants, en les préparant à une nouvelle notion qui fera partie de leur préoccupation quotidienne dans les années à venir, à savoir, le coût environnemental

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Jeudi 13 mars 2008

Elle qui se régénère à chaque mètre qu'elle parcourt dans nos ruisseaux et cascades n'en peut plus, tant les agressions des consuméristes sont insupportables !

Les nappes phréatiques de la plupart des pays occidentaux sont déjà gravement polluées, parce que l'eau, cette "bonne à tout faire", est multiusage et multifonctionnelle: depuis l'intérieur des maisons jusqu'aux terres agricoles en passant par l'industrie qui nettoie ses cuves de métaux lourds, l'eau potable sert à tout.

Sans parler des villes qui nettoient leur caniveaux avec cette eau potable et précieuse, comme à GRENOBLE par ex., alors que deux grands fleuves, le Drac et l'Isère, traversent la ville.

D'où la question cruciale: peut-on encore se permettre d'utiliser des milliards de m3 d'eau potable pour confectionner des objets "mode ou tendance", des fringues et des accessoires sans lendemain, alors que les canicules semblent se rapprocher, et que l'eau fait déjà défaut à la moitié de la planète ?

D'autant que l'on sait que le prochain conflit mondial se fera autour de la conquête de 'l'or bleu" .

On sait que les 4 grands fleuves que sont le Nil, le Gange, L'indus, le Rio Grande ont déjà du mal à rejoindre la mer, tant ils sont proches de l'assèchement. Sans parler des polluants qu'ils transportent ! D'autre part, 2,5 milliards d'individus ne possèdent pas d'assainissement et déversent leurs déchets dans les fleuves. 40% de la population mondiale est déjà confrontée au stress hydrique.

Comment dans ces conditions peut-on tolérer qu'à chaque saison, un créateur de mode voyou impose à coup de marketing chiffrés en millions d'euros, à notre jeunesse dorée, des diktats aussi stupides que des jeans usés artificiellement pour qu'ils soient "tendance".

Ceci est criminel au regard de la planète !

Parents, refusez de reproduire des clones du marketing. Ils ne savent pas, mais VOUS, vous savez !

Une grande marque de jeans a même osé affirmer qu'elle s'intéressait à la défense de l'environnement en proposant aux jeunes soucieux de l'avenir de la planète, des jeans issus de "l'agriculture bio" !

Oui, ils ont osé le dire: des jeans "alternatifs", alors que la solution n'est pas dans la production de coton "alternatif", mais bien dans l'arrêt total de la production de jeans

Aucun écologiste n'a relevé l'outrecuidance de cette industrie textile.
 
L'indifférence totale, car l'industrie textile fait partie inconsciemment des industries vitales à l'homme, pour "s'habiller", alors qu'il ne se vêtit plus depuis longtemps, il se déguise !

Comment éclairer les esprits de ces femmes que les créateurs de mode ont "forcé" indirectement à porter des bretelles de soutien gorge en plastique transparent, et que des millions de barrils de pétrole ont été engloutis dans ce gadget vestimentaire, pour le seul plaisir de la "mode" et d'une "tendance".

Je tremble déjà à l'idée que 500 millions de chinoises découvrent cette lubie vestimentaire !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Lundi 10 mars 2008
Avril 2007.

Yann Arthus-Bertrand en visite dans un collège pour avertir les enfants du danger du réchauffement planètaire.

" Que peut-on faire ? " demande ingénument une collègienne de 13 ans.

" Vous voyez ce portable ? " répond Y.A.B.,

" il faut remuer 500 tonnes de terre pour en extraire les composants métal qui sont dans votre portable...alors ne le changez pas souvent ! "

Pas un mot sur la mode vestimentaire qui est 100 fois plus gourmande en énergie, en matériau, plus néfaste encore concernant l'effet de serre, et plus dispendieuse en eau potable !

Ne savent-ils pas ces collègiens que chaque gadget, chaque accessoire de mode, chaque vêtement " tendance " qu'ils portent devant Y.A.B. vit par définition l'espace d'une mode, l'espace d'une saison, l'espace d'une tendance ?

Pourquoi ne leur dit-il rien ?

Comment leur faire comprendre que les millions de jeans produits chaque année, achetés par nos pays riches, et portés par les nantis dans nos pays riches, sont autant de mini-effets de serre reproduits à des millions d'exemplaires ?
 
Je cite le jeans, car il me paraît le plus emblématique d'une mode vestimentaire réservée à nos pays privilégiés.

On aurait pu tout aussi bien choisir les baskets, les Tongs de l'été dernier, ces quelques bouts de plastique " tendance " , vendus parfois jusqu' à 700 € !

Comment expliquer à ces parents, à leurs enfants que ces jeans déchirés, délavés, usés artificiellement cette saison, ne seront plus de mode demain, mais qu'entre-temps, ils auront généré des millions de champs de coton exploités jusqu'à épuisement des sols, des milliers de litre de pesticides enfouis dans les sols, des millions de kw. pour charger des camions, transporter des containers, produire du textile, du tissu, le transformer, les assembler, les exporter, avec des denrées aussi rares que du pétrole, et de l'eau potable pour les délaver, les teindre, les déchirer, avec en prime une augmentation significative du réchauffement de la planète !

Voici ce que l'on peut lire sur le site "Ecovegan:pour un commerce plus éthique"

"L’industrie du textile transforme les fibres naturelles et les assemble en tissus qui seront utilisés par les industries ou les artisans pour produire des vêtements, de l’ameublement, des revêtements divers. Cette industrie utilise des quantités énormes d’eau pour nettoyer la matière première et pour de nombreuses étapes de nettoyages ; la graisse, l’huile, les couleurs et les produits chimiques qui sont utilisées en grandes quantités lors de la production. Nous pouvons distinguer deux sous catégories de fibres naturelles. Les fibres animales qui nécessitent l’exploitation et la mort d’animaux car la production des fibres animales est étroitement liées au commerce de la viande. Et, les fibres végétales qui peuvent être produites de façon équitable et écologique et qui ne nécessitent pas de souffrance d’êtres sensibles.
L’industrie du textile n’utilise pas seulement les fibres. Elle se permet également de tuer des animaux pour récupérer leur peau ou leur toison afin de produire du cuir et de la fourrure utilisés pour toutes sortes de vêtements. Cette tolérance d’agression d’êtres sensibles et innocents est une incitation à la violence. De, plus ces pratiques ont des conséquences environnementales et sociales importantes.

...L’homme transforme la nature de plus en plus et perturbe toues les écosystèmes à cause de cette accélération économique. Les grands équilibres sont menacés et l’avenir de l’humanité est peu prometteur. A cause de notre course à la production et à la consommation, nous avons déréglé notre planète : sa biomasse et son climat. Les effets environnementaux sont bien réels et un risque aux conséquences irréversibles sur la biodiversité est donc à craindre. Mais les enjeux politiques et économiques sont grands et il est difficile de mettre en place des actions. Au début de son existence, l’homme ne vivait que de cueillette. Ensuite, il a commencé à produire quelques outils. Ces outils ont permis l’émergence des premières civilisations. Celles-ci ont d’abord crée des empires. Au XVIème siècle, l’Europe s’est lancée à la conquête mondiale par la colonisation. Au XXème siècle, elle a étendu son influence sur pratiquement tous les pays, sauf le Japon. Après la crise de 1970, dont l’un des facteurs était le pétrole, l’Amérique a pris le relais en implantant ses Mc Donald et son coca-cola. Aujourd’hui les banques et les multinationales dirigent le monde. Cette volonté de domination entraîne des productions liées à un commerce internationale et demande des quantités d’énergies énormes par le transport, les industries, la fabrication d’objets, l’habitat, l’agriculture et l’élevage intensif. Toutes ces activités humaines émettent dans l’atmosphère, dans les terres, dans les mers et les fleuves des substances extrêmement dangereuses pour l’environnement et donc pour toute la planète et ce qu’elle constitue."

La première conséquence néfaste produite par l'industrie textile, c'est l'utilisation abusive de l'eau douce pour servir ses besoins, que ce soit au niveau des teintures ou du lavage des produits.

Il n'y a pas si longtemps dans les années 1970, l'usine JALLA de REGNY (Loire), producteur de serviettes de bain, et faisant partie du groupe BOUSSAC, déversait directement ses eaux issus des bacs de teinture et de lavage dans le ruisseau attenant.

Les habitants ignorants, ou craignant leur place, savaient à la couleur de l'eau, les serviettes éponges du jour qui y étaient produites...

La notion pollueur-payeur n'était pas encore de mise !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Jeudi 6 mars 2008
Tout le monde connaît l'anecdote du Mahatma invité à Londres pour discuter du sort de l'Inde avec le Vice Roy.
 
Le majordome voit arrivé au pied des escaliers du palais le vieux sage, habillé comme il se doit, à l'indienne, et donc vêtu uniquement de son pagne, son shawl de laine sur les épaules et ses sandales au pied. Le majordome offusqué de cette tenue pour rencontrer une personne de sang royal lui fait remarquer sa tenue, et lui demande de se changer. Le Mahatma a alors cette répartie admirable:
 
"Demandez à sa Majesté, si il a invité mon frac, ou moi-même ?"

Bel exemple de notre problématique actuelle !

Le danger des "modes et tendances" concernant l'environnement ne sont pas la mode et la tendance en elles mêmes, mais essentiellement la RAPIDITE du changement induit, en particulier les exigences de RENOUVELLEMENT qu'impliquent ces modes et tendances.

Le "turn over" est tel que la planète ne pourra résister longtemps.

J'aimerais trouver le scientifique, ou l'ingénieur, et j'ai cherché en vain jusqu'à ce jour, qui pourrait calculer en termes énergétiques, le gaspillage produit par la mise sur le marché d'un seul gadget issu du pétrole, que ce soit un portable, des bretelles transparentes de soutien gorge, des tongs, ou un rasoir jetable !

J'aimerais pouvoir calculer l'effet induit sur l'environnement de la production de 300 millons de jeans fabriqués en Chine qui vont inonder les marchés européens.

Personne à ce jour, à ma connaissance, ne l'a fait, voire ne sait en calculer le "coût environnemental".

La mode fait partie en France des acquis culturels, au même titre que le champagne.

Parler de supprimer les modes et tendances, c'est comme si vous demandiez à une femme de renoncer à sa trousse de maquillage.

Comment résister à l'appel des sirènes, comment oser dire "non" à ces couvertures de magazines qui font rêver quand on a 12-15 ans, et que le regard de la société vous juge sur votre apparence ?

Comment résister aussi au regard des femmes qui vous dévisagent de haut en bas, tel un scanner, avant même d'avoir eu la décence de vous reconnaître en tant qu'être humain, en tant qu'individu, avec un vrai nom, un vrai passé, une vraie vie ?

Comment éduquer ces hommes et ces femmes, depuis toujours "fashion victims", et qui enfantent des clones depuis des décennies, sans se rendre compte qu'ils détruisent la planète qu'ils ont préparée à leurs enfants ?

L'éphémère et le provisoire ne sont plus admissibles pour la planète.

Il faudra malheureusement apprendre aux générations à venir à réfléchir à l'utilité d'un produit, à son incontournabilité, à son urgente nécessité, ou non.

Nos enfants n'auront bientôt plus le choix, sachant qu'au rythme de consommation actuelle dans nos pays riches et nantis, il faudrait 2 ou 3 autres planètes pour trouver les ressources naturelles nécessaires à la production de biens matériels !

2006 avait déjà été classée par certains scientifiques du GIEC comme l'année de "non renouvellement de nos ressources naturelles".

Alors il est temps de réfléchir au bien fondé de tel ou tel objet, il est temps d'effectuer cette révolution mentale qui va nous faire passer du futile et non nécessaire à l'objet utile et indispensable.

La société de consommation aura vécu le jour très proche où l'eau potable (eau douce) se fera tellement rare qu'elle ne pourra plus être utilisée, tant elle aura été spoliée, maltraitée, polluée pour fabriquer un objet non nécessaire. 

Seuls les produits durables seront tolérés.

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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