Dimanche 10 mai 2009

"Un nombre considérable d'équipements de pêche perdus ou abandonnés par les pêcheurs ont des répercussions néfastes sur les stocks de poissons et posent une menace pour les bateaux" explique un communiqué des Nations Unies.


Les équipements laissés à l'abandon dans les océans représentent 10 % des déchets marins,
 soit 640 000 tonnes de déchets. Les filets perdus lors des tempêtes ou des forts courants provoquent la capture continuelle, pendant des mois voire des années (pêche fantôme) des poissons, mammifères et oiseaux marins, tortues de mer, qui restent coincés dans les filets et meurent.

De plus, les filets en mer peuvent endommager les bateaux, les filets des autres pêcheurs et causer des problèmes de navigation et des accidents en mer.


Le danger des filets maillants


L'interdiction en 1992 de l'utilisation de filets de mauvaise qualité a réduit considérablement le nombre de filets dérivants. Mais les filets maillants utilisés aujourd'hui sont encore plus nocifs : tenus par des bouchons à la surface, ils forment un mur vertical sous l'eau qui peut aller de 600 à 10 000 mètres. " Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois - parfois, pendant des années - et tuer sans distinction poissons et autres animaux" explique l'ONU.

Les pièges et les nasses représentent également un danger pour les espèces. "Dans la baie de Chesapeake aux États-Unis, environ 150.000 pièges à crabes sont perdus chaque année et environ 500.000 sont déployés. Dans l'île des Caraïbes, en Guadeloupe, les 20.000 pièges posés chaque année se perdent lors de la saison des ouragans" déplore l'ONU.


Incitation financière, estampillage et nouvelles technologies


Le rapport de la FAO et du PNUE propose des solutions. Une incitation financière pourrait notamment motiver les pêcheurs à retrouver le matériel perdu et à le ramener au port, mais il est parallèlement nécessaire d'améliorer la collecte et l'élimination des équipements usagés.

Les nouvelles technologies pourraient permettre de localiser les filets fantômes, et les nouveaux matériaux de concevoir des "équipements durables faits à partir d'éléments biodégradables".

L'estampillage des équipements est également envisagé dans le rapport : il ne doit pas "consister à identifier les criminels mais plutôt à essayer de mieux comprendre les raisons qui justifient la perte des équipements et à identifier des mesures préventives appropriées pour contrer le fléau". Les navires devraient également consigner tous les équipements perdus.

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Mercredi 6 mai 2009

L'état des lieux dressé par Jacqueline McGlade, la directrice exécutive de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), montre qu'un peu de prudence aurait évité aux Européens de devoir assumer aujourd'hui un véritable échec. "L'objectif de 2010 ne sera pas atteint et la biodiversité européenne demeure très fortement menacée", a-t-elle confirmé.

De 40 % à 70 % des espèces d'oiseaux et de 50 % à 85 % des habitats dans lesquels se déploient la faune et la flore européennes se trouvent ainsi dans "une situation de conservation critique", selon les chiffres d'un rapport que l'AEE s'apprête à publier.

"Au niveau mondial, la moitié de la nature a disparu depuis l'ère préindustrielle et elle recule encore au rythme de 1 % par an. C'est peut-être moins en Europe depuis la création de Natura 2000", avance Andrew Balmford, professeur à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Avec ses 25 000 sites couvrant 17 % du territoire européen, Natura 2000 constitue le premier réseau d'aires protégées au monde. Mais cette vitrine a surtout vocation à préserver les espèces dites "remarquables", pas la biodiversité que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, sur laquelle repose l'essentiel des services rendus par les écosystèmes.

En 2006, l'UE a adopté un plan d'action pour la protection de la biodiversité. La mise en oeuvre n'a pas suivi. "Ce plan n'a aucun caractère contraignant. C'est sa grande faiblesse. Sans menaces de sanctions, il est illusoire de penser que les gouvernements ou les acteurs économiques prendront en compte la biodiversité", remarque Tony Long, représentant du Fonds mondial de la nature (WWF).


Les scientifiques font aussi leur mea culpa : "Nous n'avons pas réussi à démontrer pourquoi la sauvegarde de la biodiversité est si importante", a reconnu John Hutton, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Alors que, grâce au travail du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à celui de l'économiste britannique Nicholas Stern et à l'engagement de l'ancien vice-président américain Al Gore, le changement climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, la crise de la biodiversité reste dans l'ombre. Et peu d'hommes politiques en ont saisi la gravité.

"Nous n'avons pas un indicateur simple - la hausse des températures ou la concentration du CO2 dans l'atmosphère - pour nous alerter. Nous n'avons pas non plus de scénarios nous mettant en garde contre les risques à franchir certains seuils, explique Lucien Chabason, de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Enfin, nous n'avons pas encore vécu d'épisodes comme Katrina ou la canicule de 2003 pour aider à la prise de conscience du problème." Certains phénomènes commencent cependant à frapper les esprits, tels l'effondrement des stocks de poissons ou la mortalité massive des abeilles.


"Le changement climatique et la perte de biodiversité sont intimement liés, ces deux crises doivent être traitées avec la même importance"
, a plaidé Stavros Dimas. Les écosystèmes jouent en effet un rôle majeur dans la régulation du climat. Les experts estiment qu'ils absorbent la moitié des émissions de gaz à effet de serre émis par l'homme.


A Athènes, la Commission et les scientifiques ont appelé les Européens à redoubler d'efforts et à se doter, secteur par secteur - agriculture, équipements, aménagements du territoire, etc. -, d'objectifs chiffrés qui permettront réellement d'enrayer la destruction de la nature. Bruxelles devrait lancer prochainement une campagne pour sensibiliser les citoyens européens. En 2007, 75 % d'entre eux ignoraient la signification du mot biodiversité, selon un sondage réalisé pour la Commission.

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Lundi 4 mai 2009

Le gouvernement a chargé J.L.Borloo de rédiger un rapport sur une approche économique de la biodiversité.
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La question de l'évaluation économique de la biodiversité "est a priori légitime, dès lors qu'un décideur doit faire un choix dont les conséquences affectent d'autres agents, note le rapport.

Le rapport échafaude un cadre méthodologique resté jusque-là flou voire inexistant, en vue de définir certaines valeurs de référence, afin que la valeur économique de la biodiversité soit à terme prise en compte dans ces décisions publiques.

Mais donner un coût, "monétariser" un service rendu par un écosystème n'est pas chose aisée : "la problématique est sensiblement plus complexe que celle du changement climatique", constate ainsi ce rapport, mais il reste "possible d'alimenter une approche coûts/avantages". Pour ce faire, de nombreux volets d'approche sont passés à la loupe, de l'approche microéconomique à celles juridique et socioéconomique. Distinguant deux types de biodiversités possibles, le rapport aboutit au fait que celle dite "remarquable" ne supporte pas vraiment l'approche économique, "et qu'il est sans doute préférable de mobiliser d'autres valeurs pour traiter de la gestion pertinente de ce patrimoine". Quant à la biodiversité "ordinaire", elle est plus faiblement perçue par les citoyens mais reste chiffrable, selon les contextes et les services identifiés (auto-entretien des écosystèmes, approvisionnement, fonctions récréative, culturelle, esthétique, etc). Exemples de valeurs passées au crible, avant d'être proposées par ce rapport : 970 euros par hectare et par an pour les écosystèmes forestiers métropolitains et a minima 600 euros/ha/an pour les prairies.

Comme fixé par la saisine d'origine, ce rapport insiste également sur la biodiversité dans les collectivités d'outre-mer. Celle-ci "confère à la France une place unique au monde", avec "plus du tiers de la biodiversité mondiale". Mais c'est dans ces territoires souvent insulaires que la plupart des espèces remarquables et des superficies moyennes d'écosystèmes s'étiolent à vue de nez. Cinq grands types de pressions sur la biodiversité sont passés en revue par le rapport qui, in fine, formule des pistes en vue d'améliorer les connaissances et l'évaluation des écosystèmes, aussi divers et riches soient-ils. Après avoir rappelé que la fiscalité sur le foncier non-bâti pénalise généralement les écosystèmes les plus riches, il suggère entre autres qu'une exonération de cette taxe soit mise en oeuvre dans les zones humides et que l'Etat intègre à ses politiques de planification territoriale des indicateurs et valeurs permettant d'évaluer économiquement les services rendus par les écosystèmes concernés, voire impactés
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Le "coût environnemental" passerait-il dans les moeurs ? Bonne nouvelle, en tous cas !

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Dimanche 3 mai 2009

L'uniformisation: voilà le danger !

Le Monde nous avertit dans cet article:


" ....Ces pandémies ne sont-elles pas liées à l'érosion dramatique de la biodiversité ? A la réduction constante du nombre de races domestiques, dont une disparaît chaque mois, selon le rapport de la FAO de 2007 sur les ressources zootechniques ? Au développement de l'agriculture industrielle ? Au recul constant des habitats naturels ? A l'uniformisation des écosystèmes, qui favorise la diffusion d'organismes ne trouvant plus d'adversaires ? Les réponses manquent. Notamment parce que la communauté des spécialistes de ce domaine n'est pas structurée aussi fortement que celle des climatologues. Elle est muette alors qu'une manifestation possible de la crise de la biodiversité sonne comme un nouveau coup de gong.

Un coup de gong en matière de changement climatique, les climatologues en ont donné un majeur dans Nature, le 30 avril. Dans des études publiées par l'hebdomadaire scientifique, les chercheurs conduits par Malte Meinshausen, du Potsdam Institute, et Myles Allen, de l'université d'Oxford, ont analysé les conditions qui permettraient au réchauffement en cours de ne pas dépasser de plus de 2 °C la température de l'ère préindustrielle. Un consensus s'est élaboré durant les dernières années pour penser qu'un dépassement de ce seuil aurait des conséquences dramatiques et irréversibles...."

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Vendredi 1 mai 2009

Incontestablement, le climat a changé au G8. D’abord parce que les huit pays les plus puissants et les plus riches de la planète convient maintenant systématiquement leurs homologues moins favorisés. La Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’Indonésie étaient ainsi à la table des puissants. Il ne s’agissait pourtant que d’une rencontre ministérielle, mais celle des ministres de l’environnement qui, par définition, n’a guère de frontières. Le premier point à l’ordre du jour, la biodiversité, n’a guère avancé. Depuis la réunion de Montpellier, les experts mondiaux réclament la création d’un organisme équivalent du groupe d’experts sur les gaz à effets de serre (GIEC) qui serait capable de mettre une conférence internationale sur pied afin de prendre des mesures sur cette question. Mais nos amis les bêtes restent un sujet secondaire pour nombre de pays, à commencer par les Etats-Unis qui font traîner toute décision. Le G8 s’est contenté d’adopter une charte en vingt-cinq points qui explique l’importance de préserver la biodiversité : «  les multiples challenges auxquels est confronté le monde aujourd’hui sont un signe évident de la nécessité de renforcer les efforts pour conserver et gérer de façon responsable la biodiversité et les ressources naturelles »

Il n’en va pas de même sur le second point à l’ordre du jour. Sur le réchauffement climatique, les Etats-Unis de Barack Obama entendent marquer leur différence avec l’administration Bush. A la veille du sommet des chefs d’Etat du G8 de juillet, et surtout avant la conférence de Copenhague qui renouvellera le protocole de Kyoto, la délégation américaine a confirmé la proposition Obama d’un objectif de moins 25% d’émissions de CO2 d’ici à 2020, sur la base des émissions de 2005. L’Union européenne s’est pour sa part engagée, en décembre, à une réduction de 20% par rapport à son niveau de 1990 qui pourrait aller jusqu’à 30% si une volonté internationale se dégager sur la question. Il reste donc du chemin à faire.

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Vendredi 1 mai 2009

Selon " The Canadian Press" les prairies enrichies avec des engrais favorisent des espèces dominatrices qui, en captant la majeure partie de la lumière, empêchent d'autres espèces de se développer. Les engrais limitent ainsi la biodiversité, comme l'ont montré pour la première fois des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Pour maintenir la diversité des plantes, un strict contrôle doit être exercé sur la composition et les épandages d'engrais.

Ces résultats sont publiés jeudi dans la revue américaine "Science".

Des expériences menées pendant plusieurs années ont en effet montré que les mécanismes de dominance n'étaient pas fonction de la concurrence pour les matières nutritives du sol mais jouaient sur la disponibilité de la lumière -ce que l'on n'avait pas soupçonné. Les diverses plantes profitent, certes, plus ou moins des apports d'engrais.


Celles qui en profitent le plus croissent dès lors plus vite et viennent ainsi, littéralement, faire de l'ombre à celles qui croissent plus lentement. Faute de lumière, essentielle à la photosynthèse, les plantes à croissance lente sont tuées. Si ces dernières peuvent bénéficier d'une lumière artificielle, elle croissent normalement, comme l'ont montré les expériences
.

Selon les chercheurs, la gestion durable des prairies passe donc par un contrôle plus précis de la composition et des épandages d'engrais ainsi que du respect des règles de préservation des espèces.



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Mercredi 29 avril 2009
L'abeille , vecteur de pollinisation indispensable à la biodiversité , porte l'avenir alimentaire de toute l'humanité. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, elle est portée disparue... D'où l'idée, au premier abord un peu saugrenue, de protéger l'espèce en ouvrant un « compte bancaire abeille ». Histoire de transformer l'argent en miel pour économiser les ressources et les hommes et s'enrichir collectivement...

Les trois quarts des plantes cultivées par l'homme dépendent des insectes pollinisateurs qui permettent la fécondation entre fleurs mâles et femelles, en butinant des unes aux autres. L'équation est simple : sans fécondation, pas de végétation. Exit les fruits dans les vergers, les tournesols, les tomates ou les melons, les semences de carottes ou d'oignons. Les cultures maraîchères fournissent pourtant 35% de la production mondiale de nourriture. Dès lors, on comprend que la disparition des abeilles équivaudrait à un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité, mettant en danger la diversité alimentaire vitale.

« Si les abeilles devaient disparaître, l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre " déclarait Einstein. Or, depuis une douzaine d'années, apiculteurs et scientifiques s'épouvantent de la diminution des populations d'abeilles, victimes des pollutions environnementales. Parce que les trois quarts des plantes et un tiers de ce que nous mangeons en poids dépendent de leur pollinisation, le déclin des abeilles a de quoi nous affoler.

En 2007, les Etats-Unis ont dû importer en urgence des essaims d'Australie pour assurer la production fruitière, menacée par le faible nombre de ruches pollinisatrices disponibles. A qui devons nous imputer ce bouleversement sans précédent ? Pour les uns, c'est au laxisme dans l'évaluation des pesticides, dans leur autorisation de mise sur le marché et dans leur utilisation que l'on doit cette catastrophe programmée. Pour les autres, c'est l'absence d'études d'impact des pollutions chimiques et des OGM permettant de démontrer leur éventuelle nocivité sur les insectes pollinisateurs, sur l'environnement et sur la santé humaine qui est responsable de ce carnage silencieux... Heureusement, quelques personnalités, plus éclairées, s'émeuvent de cette hécatombe et s'efforcent de secouer nos consciences.

Tout a commencé, en 2000, par un pari un peu fou, celui de « polliniser la ville » en posant un rucher expérimental sur le toit de la mairie de Saint-Denis. Le succès est quasi immédiat. Et les analyses polliniques affichent même des résultats surprenants !

Le miel béton, pur cru Saint-Denis, est fabriqué à partir de près de 300 pollens différents. En d'autres termes, le brassage culturel des habitants de l'agglomération qui, par leur mobilité, sont devenus, plus encore que le vent, des vecteurs de graines privilégiés, contribue à la fabrication d'un miel polyfloral, produit du voyage aux arômes complexes issus d'un véritable kaléidoscope culturel...

Mais cette expérience insolite permet surtout de mettre en exergue un curieux paradoxe. Aujourd'hui, les colonies d'abeilles vivent mieux en ville en raison de l'absence de traitements phytosanitaires, d'une température légèrement supérieure et, avec leurs jardins, leurs balcons, leurs squares et leurs terrasses, d'un enchaînement de floraisons souvent plus régulier qui permet un butinage plus long sur une grande diversité de fleurs. À la campagne, paradoxalement, la vie est plus rude. Dans de nombreuses régions, la nourriture vient à manquer car les espaces de monoculture ont éradiqué la diversité, sans parler du recours aux pesticides qui s'est généralisé.

Le fonctionnement non spéculatif, non concurrentiel et à "plus-value naturelle" de cette curieuse caisse de crédits devrait faire la démonstration que si "les banques aujourd'hui n'épargnent personne", la "Banque du miel ", quant à elle, épargne à la fois les ressources et les humains d'eux-mêmes.

Le principe est simple. Pour un investissement de 10 euros minimum, vous ouvrez un compte épargne abeille et devenez sociétaire de la banque du miel. Ce qui vous donne droit à une part du butin nominatif qui sera produit par les fleurs des 3000 hectares autour de la Banque. Vous aurez, au final, la garantie de retrouver l'intégralité de votre dépôt en argent d'abeilles, c'est à dire en valeur de miel. Bien entendu, chaque centime déposé à la Banque du miel sera intégralement investi dans la création d'une nouvelle ruche ou dans le travail d'un apiculteur .

Si l'on résume, la pollinisation, service public effectué principalement par les abeilles est un des services écologiques rendu à la biodiversité. Or, le service bancaire de la "Banque du miel" constitue un service écologique rendu par une communauté d'humains (les sociétaires) à la biodiversité, animale, végétale et humaine.

Il s'agit finalement d'une épargne du vivant, assurée par un outil financier qui, à l'abri de la spéculation, mise sur l'économie réelle du soleil, du ciel et des fleurs.

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Ecolo zen
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Lundi 27 avril 2009
Incontestablement, le climat a changé au G8. D’abord parce que les huit pays les plus puissants et les plus riches de la planète convient maintenant systématiquement leurs homologues moins favorisés. La Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’Indonésie étaient ainsi à la table des puissants. Il ne s’agissait pourtant que d’une rencontre ministérielle, mais celle des ministres de l’environnement qui, par définition, n’a guère de frontières.

Le premier point à l’ordre du jour, la biodiversité, n’a guère avancé. Depuis la réunion de Montpellier, les experts mondiaux réclament la création d’un organisme équivalent du groupe d’experts sur les gaz à effets de serre (GIEC) qui serait capable de mettre une conférence internationale sur pied afin de prendre des mesures sur cette question. Mais nos amis les bêtes restent un sujet secondaire pour nombre de pays, à commencer par les Etats-Unis qui font traîner toute décision. Le G8 s’est contenté d’adopter une charte en vingt-cinq points qui explique l’importance de préserver la biodiversité : «  les multiples challenges auxquels est confronté le monde aujourd’hui sont un signe évident de la nécessité de renforcer les efforts pour conserver et gérer de façon responsable la biodiversité et les ressources naturelles ».

Il n’en va pas de même sur le second point à l’ordre du jour. Sur le réchauffement climatique, les Etats-Unis de Barack Obama entendent marquer leur différence avec l’administration Bush. A la veille du sommet des chefs d’Etat du G8 de juillet, et surtout avant la conférence de Copenhague qui renouvellera le protocole de Kyoto, la délégation américaine a confirmé la proposition Obama d’un objectif de moins 25% d’émissions de CO2 d’ici à 2020, sur la base des émissions de 2005. L’Union européenne s’est pour sa part engagée, en décembre, à une réduction de 20% par rapport à son niveau de 1990 qui pourrait aller jusqu’à 30% si une volonté internationale se dégager sur la question. Il reste donc du chemin à faire.

La France, par la voix de Jean-Louis Borloo a en outre proposé un programme d’autonomie énergétique pour l’Afrique d’un montant de 400 milliards de dollars sur vingt ans. Ce programme, soumis à la sagacité des experts de Copenhague, permettrait d’inclure le continent le plus pauvre dans une négociation qui le concerne peu mais risque de lui coûter beaucoup. Un quart seulement des Africains ont en effet accès à l’électricité, et les énergies renouvelables seraient une solution pour accroître l’accès sans produire de nouveaux gaz à effets de serre.
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Samedi 25 avril 2009
Le Brésil a proposé au G8 de Syracuse l'instauration d'une taxe de 10% sur les bénéfices de l'industrie pétrolière pour alimenter le fonds climat permettant aux pays en développement de financer les efforts nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.

"Nous sommes convaincus que la Taxe carbone ne suffira pas à elle seule à financer les adaptations nécessaires à l'objectif des Nations unies de limiter la hausse des températures à 2 degrés celsius à la fin de ce siècle", a affirmé Carlos Minc, le ministre brésilien de l'Environnement au cours d'une conférence de presse. "L'industrie internationale du pétrole peut supporter une telle taxe sur ses bénéfices et le prix du pétrole qui a atteint des sommets il y a un an et qui n'est plus que de 50 dollars le baril n'en sera pas affecté", a estimé M. Minc.

M. Minc, dont le pays préside le groupe des 17 pays en développement détenant la plus grande part de la biodiversité mondiale a également indiqué que le Brésil avait obtenu à Syracuse que la défense de la biodiversité soit placée dans les préoccupations de Copenhague sur le même plan que le réchauffement climatique.


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La seule solution viable à long terme est une taxe sur tous les produits classés dans la catégorie " MODES ET TENDANCES "
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Mercredi 22 avril 2009

La biodiversité : tout est vivant, tout est lié

L'homme ne connaît qu'une infime partie du monde qui l'entoure. Les scientifiques découvrent chaque année de nouvelles espèces animales et végétales. Dans le même temps, des millions d'espèces disparaissent. Et l'homme n'hésite pas à bousculer les équilibres fragiles de la nature, quitte à compromettre sa propre survie. Au Kenya, la cohabitation est difficile entre les Massaï devenus cultivateurs et les éléphants qui piétinent leurs cultures. En République démocratique du Congo, la disparition inquiétante des hippopotames du lac Edward a des conséquences inattendues et spectaculaires sur la survie des pêcheurs. Véritable sanctuaire du vivant, la région du Pantanal, au Brésil, est en danger. En Tasmanie, des hommes sont partis en croisade contre la déforestation au napalm de l'une des plus anciennes et des plus belles forêts du monde.


Faudra-t-il que la moitié de la planète ait disparu pour que l'homme réagisse enfin ?
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