Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 23:59

Il n'y a pas que les fringues qui sont à classer dans la catégorie "tendances"; il y a aussi la fameuse plume d'oie du XXème siècle.... 
je veux parler du mobile, le fameux "portable", pour parler comme les ados.

Ils ont envie d'un nouveau mobile ?
 
le portable "si mini, si mignon" vient de sortir, et à peine sorti, ils ont déjà "craqué" pour le mobile !

Leurs mobiles manquent-ils de personnalité ? Pas de problème: les pendentifs pour mobiles sont déjà sortis et la collection originale de 8 nouveaux pendentifs est déjà là pour satisfaire leurs envies !

Envie, avoir envie, j'ai envie, ils ont envie, elles ont envie !
 
Sous toutes les formes conjuguées, le verbe est le sésame par excellence du Temple de la mode.

"Donner envie" est le nouveau maître mot, il règne maintenant en première place dans toutes les bonnes écoles de marketing.

Issu du champ sémantique de l'affectif et de l'émotionnel, il a muté dans le domaine du religieux, de la communion presque mystique du groupe, du clan des "branchés".

Vous avez envie ? Notre collection est là, prête à vous satisfaire !

(à suivre)
Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 22:05
En toutes saisons, dès que les créateurs de mode vestimentaire lancent leur offensive à travers les médias. Mais plus précisément dans les écoles, surtout dans les collèges, là où l'image de soi au moment de l'adolescence est décisive dans le regard des autres.

Imaginez un troupeau de zèbres bipèdes, groupés un matin d'hiver devant la porte d'entrée d'un collège, puis autorisé à entrer dans l'établissement : ils se ressemblent tous, tous sont la copie conforme du dernier magazine tendance, le copier-coller du dernier clip, toutes fidèles clones du dernier diktat de la mode, en particulier les filles.

Observez bien le troupeau:

La première élève,12-13 ans, portable dernier modèle dans la main gauche,( un peu la plume d'oie de ce siècle), le mp3 bien en place dans les oreilles, le sac imitation Vuitton au bras droit (censé contenir les cours), maquillage à la Madona, la parka noire bordée de l'inévitable fourrure de lapin, piercing dans l'arcade sourcillière, aux pieds les cuissardes noires "très tendance " sur des jeans moulant couleur noir corbeau, voici les premiers zèbres bipèdes qui entrent...

Le créateur de cuissardes a frappé, toutes les gamines ont cèdé à l'appel de la nouvelle tendance de cet hiver.

"L'inventeur" de la parka avec capuche synthétique (parfois de chat, originaire de Chine), a lancé le produit: toutes ont craqué !

Les clones sont en ordre de marche...ils ne s'arrêteront que la saison prochaine, au passage de la prochaine "tendance" !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 21:43
Il faut abandonner le schéma économique traditionnel, il est temps de poser la question de la préservation de la planète, c'est pourquoi
il faut sortir des "modes et tendances" qui ont donné naissance à la civilisation du gâchis pour entrer dans la civilisation du sélectif et du durable. 

A ce jour,à ma connaissance, aucun vrai écologiste ou véritable défenseur de la planète, n'a osé aborder la question, tant celle-ci est explosive, voire taboue, car elle touche le coeur même du relationnel dans nos sociétés riches "civilisées".

Supprimer la mode vestimentaire pourrait soulever autant de passions que de tenter d'aborder par ex.la question de la virginité ou de l'abstinence sexuelle chez les adolescents dans nos sociétés "libérées" !

N.HULOT, dans ses "10 objectifs", D.VOYNET dans son programme présidentiel, pourtant écologistes de renom, pour ne citer que les plus connus, n'abordent pas le sujet.

Yann ARTHUS-BERTRAND non plus, bien qu'il fasse un effort pour s'adresser directement à ces fameux "clones" qui fleurissent d'abord dans les écoles.

 Des clones ....Pourquoi parler de clones ?

Le Larousse les définit ainsi: individu ou population provenant de la reproduction végétative ou sexuée d'un même individu

Précisons immédiatement le propos: il ne s'agit ici nullement de s'immiscer dans le processus de la création physiologique assistée, ni d'aborder le clonage thérapeutique, mais bien d'utiliser une métaphore, une image, un concept qui parle tout de suite à un public sensibilisé au clonage de la fameuse brebis DOLLY .

Où peut-on les trouver,ces clones ? Partout . Et à tout âge, si l'on en croit l'étude suivante:

Christel CARLOTTI consultante à l’Institut Français de la Mode écrit :

"...Les 15/25 ans sont avides de consommation, à la recherche d’un plaisir instantané, ce qui préfigure certaines évolutions… Pour eux s’habiller est un plaisir et ils accordent beaucoup d’attention à la façon dont ils s’habillent. Ils trouvent leurs sources d’inspiration en majorité dans les vitrines, lesmagazines, … La majorité fait un shopping pour ses vêtements tous les mois, fréquente les chaînes et les indépendants multimarques pour ses achats et souhaite faire l’assortiment idéal : vêtements +chaussures. Toutefois, les 15/25 ans préfèrent acheter plus de vêtements moins chers et changer souvent et ne regardent pas la composition du tissu sur l’étiquette avant d’acheter un vêtement."

("la consommation vestimentaire des 15/25 ans" .Christel CARLOTTI,Consultante IFM)

On le voit bien, ces fameux clones se recrutent dans toutes les couches de la population,dans toutes les tranches d'âge ,même si il y a deux catégories portantes,que sont les ados, les femmes dans leur ensemble,et quelques hommes.

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 21:53
Toucher à la mode vestimentaire, c'est prendre le risque copernicien d'être pris pour un fou; être trop en avance sur une thèse ou ne pas se conformer à la majorité installée dans un certain confort de pensée, c'est risquer les insultes et les quolibets.

Ceci est tellement vrai que ceux-là mêmes qui se disent écologistes ne réclament même pas la suppression de la mode, ils proposent une solution qui prend en compte les "désirs de mode", ce qui est tout de même paradoxal !

Ainsi d'anciens écologistes de Greenpace, non seulement ne condamnent pas les excès de la mode et des tendances, mais ils se lancent eux-mêmes dans ce créneau très porteur de la mode "écologique" !

La puissance d'attraction de la mode est telle que certains industriels ont trouvé la parade en proposant "une mode équitable"; certains ont trouvé un créneau plus accrocheur en proposant du "coton équitable" !

Et ça marche, certaines boutiques proposent plus de 50 références, et la cliente interrogée au sortir de la boutique, répond "qu'elle n'hésitera pas à payer 3 euros de plus pour sauver la planète..."

Le piège s'est refermé, la ménagère croit avoir accompli une Bonne Action, le commerçant empoche une marge supplémentaire non négligeable, les usines tournent à plein régime, et la planète subit à nouveau les assauts combinés des gazs à effet de serre.

L'horrible paradoxe a vu le jour. Le "bio" est devenu "tendance" !

On rencontre aussi par exemple des personnages comme Carmen MARCH, qui profite du créneau des polluants contenus dans les textiles pour lancer des vêtements sous l'appellation "modes sans toxiques"; on y trouve aussi un ancien champion du monde de skate, un français qui choisit même la Chine pour lancer 300 modèles de chaussures "bio" ! (Envoyé spécial du 12/4/2007).

Le "bio" qui participe à la dégradation de la planète...on aura tout vu !

Et il n' y a pas que quelques "défenseurs" de la planète qui profitent du créneau. Il y a un grande marque de jeans qui va lancer prochainement sur le marché des jeans "bio", car "elle a senti chez les jeunes consommateurs une préoccupation forte pour la préservation de la planète..." osent-ils écrire !

Personne, et surtout pas les jeunes, ne voient le tour de passe-passe, la supercherie, car l'attrait des fringues, du changement, de la couleur, du nouveau, du " très tendance ", est tel pour les consommateurs qu'ils ne distinguent même pas la tromperie initiée par ces pseudo-défenseurs de la planète.

Certes, on trouve ici ou là quelques "créateurs" qui proposent de rafistoler plusieurs vêtements d'occasion pour en faire un nouveau,mais ceci s'apparente plus à un détournement de "tendance" qu'à un réel souci de ne plus tomber dans le gaspillage vestimentaire.

En effet, le problème n'est PAS de produire des fringues à partir de coton "bio" ou des chaussures bio à partir de bambou (parce qu'il pousse très vite... ), mais de ne PLUS produire ces produits qui ne vivront que l'espace d'une mode !

Le point crucial consiste à limiter au maximum, voire de supprimer la course folle vers le plus de fringues, plus de chaussures, plus de babioles, plus d'objets fantaisie en plastique, plus d'accessoires de toutes sortes , etc.

La vigilance exigerait de se méfier de ces "Tartuffe du textile bio" ou alternatif. L'objectif étant pour eux de vendre encore et toujours plus , et bien évidemment au mépris de la planète.

Même P.MANDELSON, le commissaire européen chargé de défendre les intérets européens contre les exportations massives chinoises ne songe même pas à évoquer l'effet catastrophique environnemental. Pour lui, il s'agit de faire du commerce, c'est tout:

"La Chine est parvenue à réaliser 5% du commerce mondial et à représenter 5% du PIB mondial dans un délai incroyablement bref. Si les taux de croissance actuels de la Chine et de l’économie mondiale se maintiennent, il est probable qu’en 2030, la part de la Chine atteindra environ 15%. La Chine dépassera les États-Unis pour devenir le second exportateur mondial après l'Europe. Selon certaines estimations, la Chine produira la moitié du textile dans le monde ....La Chine est en train de bouleverser notre approche de la production européenne ou même de l'intérêt économique européen. La France et l'Italie sont les deux principaux producteurs de textiles et de vêtements en Europe. Ces pays comptent également parmi les principaux importateurs européens de vêtements et de textiles en provenance de Chine précisément parce qu’ils sont les premiers producteurs européens de vêtements et de textiles. On peut et on doit donc se demander: que veut-on dire lorsque l'on déclare que les exportations chinoises à bas prix menacent les modes de subsistance européens? ......Mes questions suivantes ont trait à la réaction de l'Europe vis-à-vis de la Chine. Quelle incidence la Chine va-t-elle avoir sur les secteurs traditionnels de l'économie européenne ? Quels États membres seront les plus affectés? À quoi faut-il s’attendre en matière d’emploi? Quelles sont les conséquences pour les taux d’intérêt, les prix de l’énergie, les prix des produits de base et pour l’euro? Quelles sont les conséquences pour nos exportations, notre technologie, nos marques commerciales - notre approche générale de la chaîne d’approvisionnement européenne" 
(discours du 7.7.2006 , European Commission)

On voit bien à ces déclarations que le personnage le plus influent au niveau européen, et mandaté par ses pairs, ne se pose même pas la question cruciale du coût environnemental, de l'impact de ces importations chinoises sur la planète, sur l'effet de serre !

 On reste confiné dans un mode de petit commerçant qui n'a d'autre ambition que de faire des bénéfices, et de vivre de son petit commerce sans se soucier des conséquences catastrophiques pour l'environnement !

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 21:46

C'est fait, la Chine est bien éveillée, plus que réveillée, elle fait pâlir d'envie nos hommes politiques, nos économistes, nos statisticiens, nos maniaques de la croissance, persuadés que la France retrouvera le bonheur en copiant ces pays qui flirtent avec une croissance à deux chiffres.

Sauf que la planète commence à donner des signes inquiétants d'épuisement et de fatigue, et que cette croissance tant attendue sera tôt ou tard coiffée sur le poteau par une décroissance obligée, contrainte et irréversible.

Voici ce que l'on peut lire sur le site Achats-Industriels.com:

"Près de 80 pour cent de l'énergie mondiale provient encore et toujours des combustibles fossiles et, en 2005, la concentration atmosphérique moyenne en dioxyde de carbone a augmenté de 0,6 pour cent, atteignant un nouveau sommet de 379,6 parts par million. Entre-temps, la température mondiale moyenne pour 2005, à savoir 14.6 degrés centigrades, en fait l'année la plus chaude jamais enregistrée. Partout dans le monde, les grands écosystèmes sont en danger: entre 2000 et 2005, la superficie des forêts a reculé de plus de 36 millions d'hectares à l'échelle de la planète. Le rôle de ces écosystèmes est pourtant vital: ils nous fournissent eau potable et nourriture et régulent le climat et la qualité de l'air.La philosophie du 'Business as usual' (les affaires continuent) nuit aux écosystèmes de la Terre et aux populations qui en dépendent", a déclaré Erik Assadourian, directeur de projet de Vital Signs."..

".Si le mode et le niveau de consommation des pays riches devenaient la norme pour tout un chacun, la planète ne pourrait nourrir durablement que 1,8 milliard de personnes, non pas les 6,5 milliards d'habitants qu'elle compte aujourd'hui" (extrait d'un dossier)

Aucun économiste sérieux ne remet ce constat en cause.

Alors pourquoi, la planète ne se mobilise-t-elle pas ? Pourquoi à Kyoto, ou ailleurs, on n'aborde jamais ce point crucial dans cette lutte contre les gaspillages ? 

Pourquoi le terme de "coût environnemental" est- il toujours passé sous silence ?

Pour quelle raison un domaine comme la mode vestimentaire n'est-il jamais remis en cause bien qu'il concerne directement des milliards d'individus, bien plus que les rejets de CO2 que l'on essaye vainement d'analyser, voire de stopper au sortir des cheminées ou des pots d'échappement ?

Pourquoi "les modes et les tendances" qui sont les pires ennemies des "biens durables" ne sont jamais évoquées lors de colloques sur l'environnement. 

Parce que le sujet est très délicat et que les lobbies de la mode sont puissants.

Et surtout parce que 99 % des femmes et des ados succombent aux charmes de "la mode et des tendances", et vouloir changer ce rituel, modifier ce comportement ancré dans les gènes, c'est prendre le risque d'être traité de sexiste, au mieux de macho par les groupes féministes qui veulent bien que l'on respecte les femmes, mais que l'on ne touche pas à un de leur domaine de prédilection.

Il faudrait probablement remonter à la pomme qu'Eve tenait dans sa main, pour expliquer la première tentative d'attirer le regard de l'homme, de l'inviter à partager un plaisir. La pomme aujourd'hui s'est transformée en une multitude d'artifices, d'accessoires, de colifichets "tendances". Il faut bien que la citrouille devienne carosse !

Dans cette lutte contre l'effet de serre, contre le réchauffement planétaire, tous les écologistes vous diront qu'il n'y a pas de petits gestes.
Ils affirment à juste titre que le combat ne se gagnera pas uniquement par des mesures législatives répressives, mais par une implication individuelle responsable de chaque citoyen.

C'est pourquoi, il n'est pas plus inconcevable de demander à des femmes, à des ados, de renoncer au gadget tendance en plastique du moment qui sert d'ornement le temps d'une mode, que de demander aux brosseurs de dents de fermer l'eau du robinet le temps du brossage. 

(à suivre)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 22:56
Français, Françaises, cessez d'enfanter des clones !

La planète n'y survivra pas !

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"la révolution industrielle a été une des plus grosses erreurs de l'humanité"

Le danger lié au réchauffement climatique semble avoir pénétré les esprits des Français. L'écologie est entrée en force depuis peu dans les chaumières, surtout depuis les débats lors de l'élection présidentielle.

Le pacte écologique de N.HULOT et la polémique soulevée par C.ALLEGRE montrent assez bien les clivages entre les différentes chapelles environnementales qui existent en France, comme le fut, toute proportion gardée, la querelle entre les Anciens et les Modernes.

N.HULOT et C.ALLEGRE apparaissent comme les dignes représentants de deux thèses qui divisent actuellement nos concitoyens.

En effet, les deux protagonistes s'opposent essentiellement sur la notion de "progrès". C.ALLEGRE, en scientifique convaincu, est persuadé que le progrès résoudra nos difficultés à venir. N.HULOT estime que le progrès doit être évalué à chaque étape afin d'éviter des dégâts collatéraux.

L'un, C.ALLEGRE a été formé par les sciences et formaté par les chiffres, outils suprêmes de l'intelligence humaine qui ont permis d'envoyer des hommes sur la lune; l'autre, N.HULOT, un pragmatique, un hommme de terrain a vu les dégâts occasionnés par les "scientifiques" sur le monde animal et végétal; l'un, a sûrement cru au DDT, à l'amiante, aux engrais chimiques; l'autre a vu des pingouins et des ours polaires saturés de DDT dans leur masse graisseuse; l'un est favorable au progrès qui permet de solutionner les problèmes de l'humanité; l'autre pense qu'il faut redonner un sens au progrès, aller vers une décroissance quantitative, respecter et réguler les rythmes de production soumis à la raréfaction des ressources terrestres.

Les deux estiment pourtant, à juste titre, que ce siècle est le siècle de tous les défis.

Il y a une composante cependant que tous deux occultent.

Etrangement, les défenseurs de la planète, quelque soit leur couleur politique, ne l'abordent jamais.

Il s'agit de "la mode", en particulier la mode vestimentaire. Le "textile", pour parler comme dans ce milieu commercial très fermé.

"La mode", accessible à de nombreuses couches sociétales est partout; elle se propage comme un éclair, elle meurt aussi vite qu'elle est née. Elle façonne les humains, elle les fascine aussi, elle préside tous les instants de la vie, surtout dans nos sociétés de nantis.

Tel l'Hydre de Lerne, elle renaît sans cesse, son haleine empoisonée crache son venin de "tendances", faisant de nombreuses "fashion victims" dans le monde, quelque soit le milieu..

Souvent accompagnée de son lot d'accessoires, dérivés d'un pétrole de plus en plus cher, "la mode" sans cesse alimentée par les créateurs de " tendances",  nous mène tout droit vers une société de privation, de renoncements, voire de sacrifices à venir.

Pourquoi ? Parce que les ressources énergétiques de la planète se font de plus en plus rares.

Elle est dévastatrice en termes d'énergies fossiles non renouvelables. Elle sera dans quelques années la bête noire que nos riches sociétés devront dénoncer, car la "mode et les tendances" se nourrissent d'un poison mortel pour la planète, poison que l'on appelle communément le "consumérisme".

Ce consumérisme s'alimente de biens précieux,  qu'ils soient d'origine textile (coton,lin), fossile (pétrole,charbon), ou animale (laine).

Et comme toute consommation, il suit le cycle de la production, transformation, destruction, qui eux-mêmes vont puiser dans d'autres ressources énergétiques primaires que sont le feu, l'eau et l'air.

" Certains matériaux utilisés sont parmi les plus polluants. La culture du coton, par exemple, utilise 28% des pesticides mondiaux, alors qu’il ne représente pas plus de 2,5% des terres cultivées." (source Wikipédia)

Outre les sols saturés d'engrais chimiques, d'insecticides, de pesticides, l'eau douce fait partie des victimes de ce consumérisme.

Tout le monde connaît le destin tragique de la mer d'Aral, presque assèchée, qui a perdu 60% de sa surface, à cause du captage d'eau de fleuves en amont, eau qui est utilisée essentiellement pour la culture du coton en plein désert !

Concernant la mode vestimentaire, il est peu probable que celle-ci soit condamnée par le grand public, même à long terme, à moins que les prédictions du GIEC ne se concrétisent plus tôt que prévu.

Le sujet est tellement tabou, tellement explosif qu'il va certainement soulever beaucoup d'opposition, parce qu'il touche l'univers de la femme, le monde du paraître, le monde du plaisir, la sphère du transfert affectif, et que l'envers s'appelle frustration, monotonie, austérité, déprime, voire burka dans certains milieux !

Personne ne peut aborder le sujet de la mode sans désigner indirectement les gardiennes de ce domaine réservé que sont les femmes en général, et les ados en particulier. 

Il faut y ajouter quelques hommes, mais qui, statistiquement parlant, ne sont pas signifiants.

Il y a fort à parier que les "chiennes de garde" , ou autre mouvement féministe, vont se mobiliser contre cette démarche.

Pourtant, il s'agit de démontrer ici que "la mode et les tendances" font beaucoup plus de dégâts à l'environnement que l'on n'imagine.

Alors,il n'y a qu'à supprimer "la mode et ses tendances" ?

Projet démentiel ? Défi irresponsable ? Ou issue inéluctable ?

 

(à suivre...)

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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