Français, Françaises, cessez d'enfanter des clones !
La planète n'y survivra pas !
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"la révolution industrielle a été une des plus grosses erreurs de l'humanité"
Le danger lié au réchauffement climatique semble avoir pénétré les esprits des Français. L'écologie est entrée en force depuis peu dans les chaumières, surtout
depuis les débats lors de l'élection présidentielle.
Le pacte écologique de N.HULOT et la polémique soulevée par C.ALLEGRE montrent assez bien les clivages entre les différentes chapelles environnementales qui existent en France, comme le fut,
toute proportion gardée, la querelle entre les Anciens et les Modernes.
N.HULOT et C.ALLEGRE apparaissent comme les dignes représentants de deux thèses qui divisent actuellement nos concitoyens.
En effet, les deux protagonistes s'opposent essentiellement sur la notion de "progrès". C.ALLEGRE, en scientifique convaincu, est persuadé que le progrès résoudra
nos difficultés à venir. N.HULOT estime que le progrès doit être évalué à chaque étape afin d'éviter des dégâts collatéraux.
L'un, C.ALLEGRE a été formé par les sciences et formaté par les chiffres, outils suprêmes de l'intelligence humaine qui ont permis d'envoyer des hommes sur la lune;
l'autre, N.HULOT, un pragmatique, un hommme de terrain a vu les dégâts occasionnés par les "scientifiques" sur le monde animal et végétal; l'un, a sûrement cru au DDT, à l'amiante, aux engrais
chimiques; l'autre a vu des pingouins et des ours polaires saturés de DDT dans leur masse graisseuse; l'un est favorable au progrès qui permet de solutionner les problèmes de l'humanité; l'autre
pense qu'il faut redonner un sens au progrès, aller vers une décroissance quantitative, respecter et réguler les rythmes de production soumis à la raréfaction des ressources terrestres.
Les deux estiment pourtant, à juste titre, que ce siècle est le siècle de tous les défis.
Il y a une composante cependant que tous deux occultent.
Etrangement, les défenseurs de la planète, quelque soit leur couleur politique, ne l'abordent jamais.
Il s'agit de "la mode", en particulier la mode vestimentaire. Le "textile", pour parler comme dans ce milieu commercial très fermé.
"La mode", accessible à de nombreuses couches sociétales est partout; elle se propage comme un éclair, elle meurt aussi vite qu'elle est née. Elle façonne les
humains, elle les fascine aussi, elle préside tous les instants de la vie, surtout dans nos sociétés de nantis.
Tel l'Hydre de Lerne, elle renaît sans cesse, son haleine empoisonée crache son venin de "tendances", faisant de nombreuses "fashion victims" dans
le monde, quelque soit le milieu..
Souvent accompagnée de son lot d'accessoires, dérivés d'un pétrole de plus en plus cher, "la mode" sans cesse alimentée par les créateurs de " tendances",
nous mène tout droit vers une société de privation, de renoncements, voire de sacrifices à venir.
Pourquoi ? Parce que les ressources énergétiques de la planète se font de plus en plus rares.
Elle est dévastatrice en termes d'énergies fossiles non renouvelables. Elle sera dans quelques années la bête noire que nos riches sociétés devront dénoncer,
car la "mode et les tendances" se nourrissent d'un poison mortel pour la planète, poison que l'on appelle communément le "consumérisme".
Ce consumérisme s'alimente de biens précieux, qu'ils soient d'origine textile (coton,lin), fossile (pétrole,charbon), ou animale (laine).
Et comme toute consommation, il suit le cycle de la production, transformation, destruction, qui eux-mêmes vont puiser dans d'autres ressources énergétiques
primaires que sont le feu, l'eau et l'air.
" Certains matériaux utilisés sont parmi les plus polluants. La culture du coton, par exemple, utilise 28% des
pesticides mondiaux, alors qu’il ne représente pas plus de 2,5% des terres cultivées." (source Wikipédia)
Outre les sols saturés d'engrais chimiques, d'insecticides, de pesticides, l'eau douce fait partie des victimes de ce consumérisme.
Tout le monde connaît le destin tragique de la mer d'Aral, presque assèchée, qui a perdu 60% de sa surface, à cause du captage d'eau de fleuves en amont, eau qui
est utilisée essentiellement pour la culture du coton en plein désert !
Concernant la mode vestimentaire, il est peu probable que celle-ci soit condamnée par le grand public, même à long terme, à moins que les prédictions du GIEC ne se
concrétisent plus tôt que prévu.
Le sujet est tellement tabou, tellement explosif qu'il va certainement soulever beaucoup d'opposition, parce qu'il touche l'univers de la femme, le monde du
paraître, le monde du plaisir, la sphère du transfert affectif, et que l'envers s'appelle frustration, monotonie, austérité, déprime, voire burka dans certains milieux !
Personne ne peut aborder le sujet de la mode sans désigner indirectement les gardiennes de ce domaine réservé que sont les femmes en général, et les ados en
particulier.
Il faut y ajouter quelques hommes, mais qui, statistiquement parlant, ne sont pas signifiants.
Il y a fort à parier que les "chiennes de garde" , ou autre mouvement féministe, vont se mobiliser contre cette démarche.
Pourtant, il s'agit de démontrer ici que "la mode et les tendances" font beaucoup plus de dégâts à l'environnement que l'on n'imagine.
Alors,il n'y a qu'à supprimer "la mode et ses tendances" ?
Projet démentiel ? Défi irresponsable ? Ou issue inéluctable ?
(à suivre...)