Perso, j'aurais ajouté " un spectacle hautement polluant "
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Entendu ce soir sur FR3 une fédération de chasseurs qui participe activement (financièrement ?) à l'ensemencement de " jachères fleuries", jachères auxquelles on ajoute des fleurs rustiques pour favoriser la pollinisation et la survie des insectes pollinisateurs.
On aurait été prêt à applaudir des 4 mains, lorsque, à la fin de l'interview, le délégué des chasseurs, annonce " C'est mieux ces hautes herbes fleuries, pour les couvées de faisans et perdreaux..."
Y'a pas de petits profits ! et comme Tartuffe, on fait pas mieux !
Le médecin indien Bindeshwar Pathak, récompensé cette semaine par le Prix de l'eau de Stockholm, a fait reculer les maladies liées au manque d'hygiène et sauvé des milliers de vies en offrant l'accès à des sanitaires propres et économes à des millions d'Indiens modestes.
Depuis 1970, son ONG de service social, Sulabh, a installé en Inde plus de 1,2 million de toilettes à faible consommation d'eau dans les domiciles privés, ainsi que 7.500 sanitaires publics, dans un pays où la pénurie de sanitaires est criante.
Près de trois Indiens sur quatre, soit plus de 700 millions d'habitants, n'ont pas accès à des installations sanitaires de base et souffrent d'un manque d'hygiène, qui entraîne la mort d'un demi-million de personnes chaque année, explique M. Pathak, 66 ans, dans un entretien à l'AFP en marge de la Semaine de l'Eau de Stockholm.
Ces toilettes ont apporté un début de solution à deux problèmes d'ordre sanitaire: la multiplication des maladies et des diarrhées du fait de la défécation en plein air et le sort misérable des "ramasseurs d'excréments".
La défécation en plein air est un redoutable vecteur de bactéries, et expose les populations à un risque accru de "mourir de diarrhée", témoigne-t-il.
Mais elle pose également un problème d'intégrité aux femmes, qui s'abstiennent de faire leurs besoins le jour, sous le regard des hommes.
Si les latrines estampillées "Sulabh" ont permis de sauver un nombre "énorme" de vies ces quarante dernières années, elles présentent également l'avantage de soulager l'environnement, souligne son inventeur.
"Elles ne nécessitent qu'1 à 1,5 litres d'eau pour tirer la chasse, au lieu de 10" normalement, précise-t-il, permettant l'économie "de milliards de litres d'eau" chaque année.
Ces toilettes permettent aussi à une famille d'utiliser les déchets, disposés alternativement dans deux puits, comme engrais. Car une fois le premier puits rempli, au bout de quatre années, la famille utilise le second, pour une durée identique, période pendant laquelle les déchets du premier se convertissent naturellement en un compost riche.
Adossé aux revenus de l'acheteur par souci de justice sociale, le coût des toilettes individuelles de M. Pathak n'excéde pas 15 dollars (10,5 euros) pour les plus démunis, selon lui, quand les plus fortunés devront, eux, débourser 1.000 dollars (700 euros).
Concernant les sanitaires publics, "cela ne coûte qu'un dollar, et pendant un mois, vous pouvez aller aux toilettes, prendre un bain ou boire de l'eau" potable, fait-il savoir, en ajoutant que "les intouchables y ont accès gratuitement, tout comme les femmes et les enfants".
Ses inventions ont déjà été exportées au Bhoutan et en Afghanistan, à Kaboul. Sulabh a par ailleurs jeté les bases d'un partenariat avec une quinzaine de pays, la plupart en Afrique, afin de montrer, dit-il, "ce qu'il est possible de faire" en matière d'installations sanitaires.
"Je suis très heureux du travail accomplis ces quarante dernières années. Nous allons dans la bonne direction", a estimé M. Pathak.
Le prix de l'Eau, remis par l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI), est assorti d'un chèque de 150.000 dollars (104.700 euros) et récompense chaque année depuis 1991 une initiative contribuant à préserver les ressources en eau, à améliorer la santé des habitants de la planète et protéger les écosystèmes.
Selon l'UICN, le nombre d'oiseaux "en danger critique d'extinction", le plus haut degré de menace, ne cesse de progresser dans le monde, atteignant désormais 192 espèces, selon la dernière liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) publiée jeudi.
D'après l'UICN, 1.227 espèces sont globalement menacées d'extinction, soit 12% de la totalité des oiseaux dans le monde.
"Il est extrêmement inquiétant de voir que le nombre d'oiseaux en danger critique d'extinction, la catégorie la plus élevée, ne cesse d'augmenter, en dépit des initiatives de conservation dans le
monde", a commenté le responsable de la Commission sur la survie des espèces de l'UICN, Simon Stuart.
Deux nouvelles espèces se sont ajoutées cette année à cette liste: l'Erione à gorge bleue (Eriocnemis isabellae) et l'Alouette d'Érard German (Heteromirafra sidamoensis).
Le premier, un oiseau très coloré récemment découvert en Colombie, est victime de la déforestation dans le sud-ouest du pays causée par les cultures du cacao. Le deuxième est également menacé par
les changements de son environnement dans les plaines d'Ethiopie.
L'UICN s'inquiète particulièrement du fait que 24 espèces sont encore plus menacées aujourd'hui qu'il y a un an malgré des plans d'action mis en place de part le monde pour lutter contre cette
tendance.
L'autre élément de préoccupation de l'UICN est la raréfaction des espèces dites communes. "Non seulement les oiseaux rares deviennent plus rares mais encore les oiseaux communs sont moins
nombreux", explique-t-elle.
Le Martinet ramoneur a vu ainsi sa population baisser de 30% ces dix dernières années, indique l'organisation.
L'UICN dispose du plus vaste réseau se consacrant à la protection de la nature au monde avec plus de 1.000 organisations membres dans 140 pays.
Le coussoul. Economiquement, il ne vaut rien ou pas grand-chose. Ecologiquement, il a généré une grande diversité biologique et constitue le seul habitat possible pour les oiseaux ayant besoin de
milieux pierreux ouverts comme l'outarde canepetière ou la ganga cata. Les écologistes alertent depuis trente ans sur la disparition du coussoul. "Après avoir perdu 80 % de sa superficie
originelle, il a enfin été classé en réserve naturelle nationale en 2001", rappelle Gilles
Cheylan, du Conservatoire des écosystèmes de Provence.
Pour l'instant, le terrain appartient aux ingénieurs et aux machines. Quelque 55 kilomètres de haies de peupliers, 20 000 pêchers ont été arrachés, 1 000 kilomètres de canaux d'irrigation
retirés... et le délicat travail de reconstruction des sols a commencé. Thierry Dutoit, professeur à l'université d'Avignon et conseiller scientifique de l'opération, se montre prudent : "Le
coussoul, c'est six mille ans d'histoire. Un monument biologique au même titre que les grottes de Lascaux est un monument archéologique. Les opérations de restauration sont d'une grande
complexité. La science en est à ses balbutiements. Nous tâtonnons." Il a au moins ici la satisfaction de disposer d'énormes moyens - 12,5 millions d'euros ont été budgétés - pour mener ses
expérimentations : transfert de sol, introduction d'espèces nurses destinées à accélérer la réimplantation d'une végétation steppique... La somme se divise en trois tiers : le premier pour
l'acquisition du domaine, le deuxième pour la réhabilitation et le dernier pour la gestion sur trente ans de cet espace qui sera in fine rendu aux moutons.
Le calcul est vite fait : l'opérateur, qui détruira une formation steppique comparable et voudrait s'acquitter de ses obligations de compensation en achetant des "actifs naturels"
fabriqués ici, devrait débourser 35 000 euros pour un hectare. "C'est le prix de la réparation et il est élevé", explique Laurent Piermont, directeur général de CDC Biodiversité, qui estime que, loin d'ouvrir un droit à détruire, la création de
ce mécanisme de compensation doit permettre de faire enfin appliquer la loi.
( extrait d'un article du journal "Le Monde" )
Extrait d'un article de Patrick Straub sur "Futura Environnement"
Comme tous les insectes butineurs, ces abeilles solitaires et inoffensives souffrent des mêmes maux que leurs cousines productrices de miel. Dans un jardin, on peut très facilement et
sans risque en maintenir un petit élevage, qui plus est passionnant à observer...
Les osmies sont des abeilles solitaires qui apparaissent déjà au mois de mars lorsque les conditions climatiques sont favorables. Elles accompagnent les premières floraisons de fruitiers avant
même la reconstitution des colonies d'abeilles sociales. Leur apparition précoce leur confère une importance de premier ordre en matière de pollinisation de nombre d'espèces végétales.
Ces abeilles sont jolies et pas agressives pour un sou. Les accueillir chez vous, sur un balcon ou dans un jardin, ne vous occasionnera aucune nuisance. Le mois de mai est la dernière limite
d'installation des nichoirs. Si vous n'avez plus le temps matériel d'en fabriquer, vous pourrez les préparer pour le printemps de l'année prochaine. Mais rien ne vous empêche d’essayer.
Les héberger n'est pas compliqué. Il existe plusieurs façons d'aménager des nichoirs. Vous pouvez récupérer des tubes de roseaux, de bambous ou de sureau d'un diamètre de 8 à 10 mm et d'une
longueur de 8 à 10 cm fermés à une extrémité. En général les nœuds naturels des végétaux suffisent, ou alors des bûchettes percées de trous. Afin d'assurer le maintien des branchettes, vous pouvez utiliser une boîte de
conserve propre, dans laquelle vous les placerez horizontalement en fagot. Un cadre en bois fera aussi l’affaire.
Quel que soit le bois que vous utiliserez, il est impératif qu'il ne soit pas traité. Pour les installations en jardin ou en balcons non couverts, l'idéal serait que les tubes soient en léger retrait de l'aplomb de la boîte pour éviter que la pluie ne mouille les bouchons de terre. Accrochez-les à hauteur des yeux, à l'abri de la curiosité de votre éventuel compagnon à quatre pattes.
Pour profiter d'une observation optimale des larves et de leur évolution, vous pouvez également fabriquer une boîte à couvercle amovible garnie de tubes en plastique translucide fermés à un bout. Il est indispensable que la métamorphose des larves s'effectue dans l'obscurité.
Des feux follets à observer et à photographier
L'observation des osmies est passionnante. Vous pourrez constater la cohabitation de plusieurs espèces, et très probablement des phénomènes de parasitisme de l'un ou l'autre nid par de petits
hyménoptères. Vous pourrez également assister à l'aménagement des alvéoles et à leur occultation. Ne
vous placez pas dans l'axe du nichoir pour ne pas perturber les repères des insectes, mais plutôt en biais. Vous serez ainsi idéalement placés pour prendre des photos. Mais il vous faudra tirer
plus vite que votre ombre car ces abeilles ne sont pas du genre à prendre la pose (moi j’ai de la chance…). Ce sont de vrais feux follets.
Cette opération que les enfants pourront également mettre en œuvre dans les écoles avec l'accord de leur enseignant, ne revêt pas qu'un aspect ludique. Il est essentiel pour la sauvegarde des
pollinisateurs. En effet, vous n'ignorez pas que nos abeilles sociales, celles qui produisent le miel, sont en mauvaise posture pour diverses raisons. L'usage des pesticides est l'une des causes les plus importantes.
Les produits phytosanitaires toxiques ne sélectionnent pas leurs victimes et les abeilles coloniales ne sont pas les seules à en subir les effets nocifs. Les abeilles solitaires, qui sont des milliers de fois plus nombreuses, en font les frais également. Mais pour ces dernières, il est impossible de quantifier les disparitions. On ne peut que constater que les abeilles sont moins nombreuses qu'auparavant. Alors si nous pouvons les aider à survivre et à prospérer, pourquoi s'en priver. C'est dans notre intérêt.
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