Voilà les dangers qui guettent nos compagnes, et tous ces ados clonés, et toutes ces "fashion victims", si l'on supprime la mode et ses tendances.
Faudra-t-il réglementer, comme pour la vitesse, ou la consommation d'alcool,ou l'interdiction de fumer, puisque après tout, cela touche non seulement à notre devenir sur cette planète, mais cela concerne aussi notre santé immédiate, si l'on se réfère à la qualité de l'air respiré et à la qualité de l'eau (douce) potable,malmenée par la surconsommation de produits non nécessaires ?
Les Français semblent avoir admis la nécessité de réguler la vitesse au vu des résultats statistiques concernant les victimes de la route,alors pourquoi ne pas imposer une éthique,une charte des consommateurs de mode et de tendances ?
Pourquoi ne pas user de la contrainte ?
Un chercheur israëlien vient de mettre au point une "dent intelligente" truffée de micro-logiciels qui peut
programmer et injecter dans l'intérieur de la joue un produit sédatif, curatif ou préventif: et si on utilisait cette invention pour proposer à la population accro de la mode et frustrée, une
sorte d'antidote, un patch, qui se déclencherait au passage devant chaque vitrine, ou mieux chaque fois que les neurones recevraient le mot magique:
"Ouais,j'ai envie de ça, oui j'ai envie de changer... !"
Peut-être que dans 20 ans,nos riches sociétés auront effectué une profonde mutation mentale, passant de la futile image de soi à la profonde introspection, de l'externalisation de l'ego à l'invitation à la "Carte du Tendre", de l'homme-sandwich à l'homme responsable, fier d'avoir redécouvert sa richesse intérieure, et qui ne craint pas de dépasser ses limites que lui imposent les "modes et tendances" pour enfin s'élever, s'approcher de SISYPHE et s'asseoir définitivement à ses côtés.
Peut-être que l'homme, ce "milieu entre rien et tout", ayant enfin compris qu'il dépendait de la silencieuse nature, depuis l'insignifiant brin d'herbe jusqu'à l'aurore boréale, depuis la fragile goutte d'eau des cimes enneigées franchissant des milliards d'obstacles pour le nourrir, en passant par le minuscule insecte pollinisateur ou le phytoplancton des eaux froides polaires, peut-être que l'homme comprendra qu'il n'est qu'un maillon de cette biodiversité, qu'il n'est qu'un élément parmi d'autres du vivant, et que le respect de cette nature lui commande de dépasser ses instincts grégaires et primaires qui lui donnent l'outrecuidance de vie ou de mort sur le reste de la planète.
Alors,et seulement alors, lorsque l'homme aura accepté, avec respect, de reprendre sa place au sein de la nature, la planète sera presque sortie d'affaire.
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