Mardi 23 juin 2009
Voilà ce que tout authentique écologiste et défenseur de l'environnement devrait souhaiter. Pourquoi ?

Pour au moins 3 raisons:

1/ La burqua et le voile intégral qui cachent, par tradition religieuse, le corps des femmes musulmanes participent indirectement à la lutte contre le gâchis écologique que génèrent les "modes et tendances" vestimentaires, sans parler des "accessoires" qui accompagnent ces modes éphémères, tels ces colifichets, colliers, bracelets, bagues en plastique, etc, tous issus du pétrole devenu rare et cher.

Indirectement ces femmes musulmanes jouent un rôle important dans la préservation de nos ressources textiles, de coton notamment, et aussi au niveau de la transformation de ces textiles, de leur transport, puis de leur destruction lorsque la mode est éteinte. Le coût environnemental serait considérable si l'on estime à 500 millions le nombre de femmes  qui seraient voilées sur cette planète. Moins de CO2, moins de sols pollués, moins de fleuves assèchés et pollués, une eau douce économisée et mieux partagée, évitant la fameuse " guerre de l'eau" du XXI éme siècle.

 La burqua éviterait évidemment non seulement un fléau au niveau des sols qui produisent ces textiles, sols qui deviennent tellement chargés en pesticides et insecticides qu'ils sont condamnés à mourir, mais aussi  parce que ces cultures de coton réclament énormément d'eau douce au point d'assècher complètement des régions comme dans le Caucase par ex.

Donc la burqua (ainsi que la crise économique) sont un bienfait pour l'insultante course aux fringues que pratiquent nos pays nantis.

Une contrainte religieuse au service de la planète ! Qui aurait pu imaginer un tel cadeau, et donc à pratiquer sans retenue pour l'ensemble des femmes sur notre planète. Une certaine tolérance pour les "fashion victims" pourrait être accordée au "grillage" des burquas afin que L'Oréal et les grands fabricants d'eye liner ne mettent pas tout de suite la clef sous la porte !

2/ L'aspect extérieur étant caché par une burqua, les femmes seraient amenées à mettre  ainsi en valeur leur richesse intérieure au lieu de singer les bimbos en strings qui n'ont d'autres arguments que leur poitrine ou leur fesses.

3/ Les hommes devraient à leur tour, et pour les mêmes raisons évoquées plus haut, passer rapidement au costume Mao afin de limiter les excès dus aux désastreuses "modes et tendances", qui créent des objets sans lendemain en puisant dans nos maigres ressources terrestres.

Ainsi naîtrait une nouvelle civilisation fondée non plus sur la possession extérieure, ou sur le paraître mais sur la richesse intérieure qui existe en chaque individu, pourvu qu'on le libère du carcan de la mode, de la tendance et du paraître !
Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Jeudi 21 mai 2009
On ne peut qu'être en colère quand on voit ces soi-disant éleveurs traîner leurs pauvre bétail dans les manifestations, au milieu du vacarme des trompes, des sirènes, des feux, des fumigènes, etc

Qu'ont-ils fait pour mériter cela ? Ils sont déjà suffisamment mal traités par  les éleveurs qui leur balancent le foin dans les naseaux depuis leur tracteur, qui leur mettent un thermomètre-alarme dans le vagin pour prévenir l'éleveur de la mise à bas du veau, qui les privent de leur veau à peine né, et qui les font transporter dans des conditions insupportables lors de la vente.

Ils sont devenus insensibles à la condition animale qui n'est plus pour eux qu'un outil de travail, tel un tracteur, qui doit fonctionner quelques soient les circonstances, qui doit produire , qui doit être rentable comme une bonne machine-outil.

Ces animaux me font pitié !
Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Ecolo zen
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Jeudi 14 mai 2009

Selon l'UICN, le nombre d'oiseaux "en danger critique d'extinction", le plus haut degré de menace, ne cesse de progresser dans le monde, atteignant désormais 192 espèces, selon la dernière liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) publiée jeudi.

D'après l'UICN, 1.227 espèces sont globalement menacées d'extinction, soit 12% de la totalité des oiseaux dans le monde.


"Il est extrêmement inquiétant de voir que le nombre d'oiseaux en danger critique d'extinction, la catégorie la plus élevée, ne cesse d'augmenter, en dépit des initiatives de conservation dans le monde", a commenté le responsable de la Commission sur la survie des espèces de l'UICN, Simon Stuart.


Deux nouvelles espèces se sont ajoutées cette année à cette liste: l'Erione à gorge bleue (Eriocnemis isabellae) et l'Alouette d'Érard German (Heteromirafra sidamoensis).


Le premier, un oiseau très coloré récemment découvert en Colombie, est victime de la déforestation dans le sud-ouest du pays causée par les cultures du cacao. Le deuxième est également menacé par les changements de son environnement dans les plaines d'Ethiopie.


L'UICN s'inquiète particulièrement du fait que 24 espèces sont encore plus menacées aujourd'hui qu'il y a un an malgré des plans d'action mis en place de part le monde pour lutter contre cette tendance.


L'autre élément de préoccupation de l'UICN est la raréfaction des espèces dites communes. "Non seulement les oiseaux rares deviennent plus rares mais encore les oiseaux communs sont moins nombreux", explique-t-elle.


Le Martinet ramoneur a vu ainsi sa population baisser de 30% ces dix dernières années, indique l'organisation.

L'UICN dispose du plus vaste réseau se consacrant à la protection de la nature au monde avec plus de 1.000 organisations membres dans 140 pays.


Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Mercredi 13 mai 2009
Si les Français s'apprêtent à découvrir la "compensation écologique", les Américains la pratiquent depuis plusieurs décennies.

Les " mitigation banks" - banque de compensation - sont nées dans le sillage du Clean Water Act en 1972. Cette loi protège les zones humides et veille qu'à l'échelle du pays les superficies qu'elles occupent ne régressent pas. C'est le principe du "no net loss" : pas de perte nette, qui impose à tout opérateur dont l'activité ampute une zone humide de compenser ailleurs son impact sur l'environnement.

L'un des instruments dont il dispose pour cela est d'acheter auprès des banques de compensation des unités de biodiversité équivalente à celles qu'il va faire disparaître. Ces unités de biodiversité représentent des "morceaux" de zones humides dont les banques s'engagent à garantir le bon état écologique.

Plusieurs centaines d'établissements de ce genre existent aujourd'hui. Ils sont présents dans 42 Etats sur 50, la Californie et la Floride en hébergeant le plus grand nombre. Leur capital, à l'origine public, est désormais largement privé. Aux Etats-Unis, la préservation de la biodiversité est devenue un business à part entière qui tient congrès chaque année sous l'égide de la National Mitigation Banking Association (NMBA). 3,8 milliards de dollars seraient annuellement dépensés au titre de la compensation selon le centre de recherches Environment Law Institute, basé à Washington.

 L'essentiel (65 %) de cet argent est destiné à la restauration mais 15 % sont aussi affectés à la préservation et 20 % à la création de zones humides. Dans la mesure du possible évidemment. Et c'est bien là tout le débat. Jusqu'où le génie écologique permet-il de récréer un milieu qui aura mis des centaines, voire des milliers d'années, à se former ?

En France, le coussoul tente une opération identique:

Le coussoul. Economiquement, il ne vaut rien ou pas grand-chose. Ecologiquement, il a généré une grande diversité biologique et constitue le seul habitat possible pour les oiseaux ayant besoin de milieux pierreux ouverts comme l'outarde canepetière ou la ganga cata. Les écologistes alertent depuis trente ans sur la disparition du coussoul. "Après avoir perdu 80 % de sa superficie originelle, il a enfin été classé en réserve naturelle nationale en 2001", rappelle Gilles Cheylan, du Conservatoire des écosystèmes de Provence.

Pour l'instant, le terrain appartient aux ingénieurs et aux machines. Quelque 55 kilomètres de haies de peupliers, 20 000 pêchers ont été arrachés, 1 000 kilomètres de canaux d'irrigation retirés... et le délicat travail de reconstruction des sols a commencé. Thierry Dutoit, professeur à l'université d'Avignon et conseiller scientifique de l'opération, se montre prudent : "Le coussoul, c'est six mille ans d'histoire. Un monument biologique au même titre que les grottes de Lascaux est un monument archéologique. Les opérations de restauration sont d'une grande complexité. La science en est à ses balbutiements. Nous tâtonnons." Il a au moins ici la satisfaction de disposer d'énormes moyens - 12,5 millions d'euros ont été budgétés - pour mener ses expérimentations : transfert de sol, introduction d'espèces nurses destinées à accélérer la réimplantation d'une végétation steppique... La somme se divise en trois tiers : le premier pour l'acquisition du domaine, le deuxième pour la réhabilitation et le dernier pour la gestion sur trente ans de cet espace qui sera in fine rendu aux moutons.

Le calcul est vite fait : l'opérateur, qui détruira une formation steppique comparable et voudrait s'acquitter de ses obligations de compensation en achetant des "actifs naturels" fabriqués ici, devrait débourser 35 000 euros pour un hectare. "C'est le prix de la réparation et il est élevé", explique Laurent Piermont, directeur général de CDC Biodiversité, qui estime que, loin d'ouvrir un droit à détruire, la création de ce mécanisme de compensation doit permettre de faire enfin appliquer la loi.

( extrait d'un article du journal "Le Monde" )

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Eco-logique
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Dimanche 10 mai 2009

Extrait d'un article de Patrick Straub sur "Futura Environnement"



Comme tous les insectes butineurs, ces abeilles solitaires et inoffensives souffrent des mêmes maux que leurs cousines productrices de miel. Dans un jardin, on peut très facilement et sans risque en maintenir un petit élevage, qui plus est passionnant à observer...


Les osmies sont des abeilles solitaires qui apparaissent déjà au mois de mars lorsque les conditions climatiques sont favorables. Elles accompagnent les premières floraisons de fruitiers avant même la reconstitution des colonies d'abeilles sociales. Leur apparition précoce leur confère une importance de premier ordre en matière de pollinisation de nombre d'espèces végétales.


Ces abeilles sont jolies et pas agressives pour un sou. Les accueillir chez vous, sur un balcon ou dans un jardin, ne vous occasionnera aucune nuisance. Le mois de mai est la dernière limite d'installation des nichoirs. Si vous n'avez plus le temps matériel d'en fabriquer, vous pourrez les préparer pour le printemps de l'année prochaine. Mais rien ne vous empêche d’essayer.


Les héberger n'est pas compliqué. Il existe plusieurs façons d'aménager des nichoirs. Vous pouvez récupérer des tubes de roseaux, de bambous ou de sureau d'un diamètre de 8 à 10 mm et d'une longueur de 8 à 10 cm fermés à une extrémité. En général les nœuds naturels des végétaux suffisent, ou alors des bûchettes percées de trous. Afin d'assurer le maintien des branchettes, vous pouvez utiliser une boîte de conserve propre, dans laquelle vous les placerez horizontalement en fagot. Un cadre en bois fera aussi l’affaire.

Quel que soit le bois que vous utiliserez, il est impératif qu'il ne soit pas traité. Pour les installations en jardin ou en balcons non couverts, l'idéal serait que les tubes soient en léger retrait de l'aplomb de la boîte pour éviter que la pluie ne mouille les bouchons de terre. Accrochez-les à hauteur des yeux, à l'abri de la curiosité de votre éventuel compagnon à quatre pattes.


Pour profiter d'une observation optimale des larves et de leur évolution, vous pouvez également fabriquer une boîte à couvercle amovible garnie de tubes en plastique translucide fermés à un bout. Il est indispensable que la métamorphose des larves s'effectue dans l'obscurité.



Des feux follets à observer et à photographier


L'observation des osmies est passionnante. Vous pourrez constater la cohabitation de plusieurs espèces, et très probablement des phénomènes de parasitisme de l'un ou l'autre nid par de petits hyménoptères. Vous pourrez également assister à l'aménagement des alvéoles et à leur occultation. Ne vous placez pas dans l'axe du nichoir pour ne pas perturber les repères des insectes, mais plutôt en biais. Vous serez ainsi idéalement placés pour prendre des photos. Mais il vous faudra tirer plus vite que votre ombre car ces abeilles ne sont pas du genre à prendre la pose (moi j’ai de la chance…). Ce sont de vrais feux follets.  


Cette opération que les enfants pourront également mettre en œuvre dans les écoles avec l'accord de leur enseignant, ne revêt pas qu'un aspect ludique. Il est essentiel pour la sauvegarde des pollinisateurs. En effet, vous n'ignorez pas que nos abeilles sociales, celles qui produisent le miel, sont en mauvaise posture pour diverses raisons. L'usage des pesticides est l'une des causes les plus importantes.

Les produits phytosanitaires toxiques ne sélectionnent pas leurs victimes et les abeilles coloniales ne sont pas les seules à en subir les effets nocifs. Les abeilles solitaires, qui sont des milliers de fois plus nombreuses, en font les frais également. Mais pour ces dernières, il est impossible de quantifier les disparitions. On ne peut que constater que les abeilles sont moins nombreuses qu'auparavant. Alors si nous pouvons les aider à survivre et à prospérer, pourquoi s'en priver. C'est dans notre intérêt.

Par hifi - Communauté : Autrement le monde
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Dimanche 10 mai 2009

"Un nombre considérable d'équipements de pêche perdus ou abandonnés par les pêcheurs ont des répercussions néfastes sur les stocks de poissons et posent une menace pour les bateaux" explique un communiqué des Nations Unies.


Les équipements laissés à l'abandon dans les océans représentent 10 % des déchets marins,
 soit 640 000 tonnes de déchets. Les filets perdus lors des tempêtes ou des forts courants provoquent la capture continuelle, pendant des mois voire des années (pêche fantôme) des poissons, mammifères et oiseaux marins, tortues de mer, qui restent coincés dans les filets et meurent.

De plus, les filets en mer peuvent endommager les bateaux, les filets des autres pêcheurs et causer des problèmes de navigation et des accidents en mer.


Le danger des filets maillants


L'interdiction en 1992 de l'utilisation de filets de mauvaise qualité a réduit considérablement le nombre de filets dérivants. Mais les filets maillants utilisés aujourd'hui sont encore plus nocifs : tenus par des bouchons à la surface, ils forment un mur vertical sous l'eau qui peut aller de 600 à 10 000 mètres. " Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois - parfois, pendant des années - et tuer sans distinction poissons et autres animaux" explique l'ONU.

Les pièges et les nasses représentent également un danger pour les espèces. "Dans la baie de Chesapeake aux États-Unis, environ 150.000 pièges à crabes sont perdus chaque année et environ 500.000 sont déployés. Dans l'île des Caraïbes, en Guadeloupe, les 20.000 pièges posés chaque année se perdent lors de la saison des ouragans" déplore l'ONU.


Incitation financière, estampillage et nouvelles technologies


Le rapport de la FAO et du PNUE propose des solutions. Une incitation financière pourrait notamment motiver les pêcheurs à retrouver le matériel perdu et à le ramener au port, mais il est parallèlement nécessaire d'améliorer la collecte et l'élimination des équipements usagés.

Les nouvelles technologies pourraient permettre de localiser les filets fantômes, et les nouveaux matériaux de concevoir des "équipements durables faits à partir d'éléments biodégradables".

L'estampillage des équipements est également envisagé dans le rapport : il ne doit pas "consister à identifier les criminels mais plutôt à essayer de mieux comprendre les raisons qui justifient la perte des équipements et à identifier des mesures préventives appropriées pour contrer le fléau". Les navires devraient également consigner tous les équipements perdus.

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Mercredi 6 mai 2009

L'état des lieux dressé par Jacqueline McGlade, la directrice exécutive de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), montre qu'un peu de prudence aurait évité aux Européens de devoir assumer aujourd'hui un véritable échec. "L'objectif de 2010 ne sera pas atteint et la biodiversité européenne demeure très fortement menacée", a-t-elle confirmé.

De 40 % à 70 % des espèces d'oiseaux et de 50 % à 85 % des habitats dans lesquels se déploient la faune et la flore européennes se trouvent ainsi dans "une situation de conservation critique", selon les chiffres d'un rapport que l'AEE s'apprête à publier.

"Au niveau mondial, la moitié de la nature a disparu depuis l'ère préindustrielle et elle recule encore au rythme de 1 % par an. C'est peut-être moins en Europe depuis la création de Natura 2000", avance Andrew Balmford, professeur à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Avec ses 25 000 sites couvrant 17 % du territoire européen, Natura 2000 constitue le premier réseau d'aires protégées au monde. Mais cette vitrine a surtout vocation à préserver les espèces dites "remarquables", pas la biodiversité que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, sur laquelle repose l'essentiel des services rendus par les écosystèmes.

En 2006, l'UE a adopté un plan d'action pour la protection de la biodiversité. La mise en oeuvre n'a pas suivi. "Ce plan n'a aucun caractère contraignant. C'est sa grande faiblesse. Sans menaces de sanctions, il est illusoire de penser que les gouvernements ou les acteurs économiques prendront en compte la biodiversité", remarque Tony Long, représentant du Fonds mondial de la nature (WWF).


Les scientifiques font aussi leur mea culpa : "Nous n'avons pas réussi à démontrer pourquoi la sauvegarde de la biodiversité est si importante", a reconnu John Hutton, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Alors que, grâce au travail du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à celui de l'économiste britannique Nicholas Stern et à l'engagement de l'ancien vice-président américain Al Gore, le changement climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, la crise de la biodiversité reste dans l'ombre. Et peu d'hommes politiques en ont saisi la gravité.

"Nous n'avons pas un indicateur simple - la hausse des températures ou la concentration du CO2 dans l'atmosphère - pour nous alerter. Nous n'avons pas non plus de scénarios nous mettant en garde contre les risques à franchir certains seuils, explique Lucien Chabason, de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Enfin, nous n'avons pas encore vécu d'épisodes comme Katrina ou la canicule de 2003 pour aider à la prise de conscience du problème." Certains phénomènes commencent cependant à frapper les esprits, tels l'effondrement des stocks de poissons ou la mortalité massive des abeilles.


"Le changement climatique et la perte de biodiversité sont intimement liés, ces deux crises doivent être traitées avec la même importance"
, a plaidé Stavros Dimas. Les écosystèmes jouent en effet un rôle majeur dans la régulation du climat. Les experts estiment qu'ils absorbent la moitié des émissions de gaz à effet de serre émis par l'homme.


A Athènes, la Commission et les scientifiques ont appelé les Européens à redoubler d'efforts et à se doter, secteur par secteur - agriculture, équipements, aménagements du territoire, etc. -, d'objectifs chiffrés qui permettront réellement d'enrayer la destruction de la nature. Bruxelles devrait lancer prochainement une campagne pour sensibiliser les citoyens européens. En 2007, 75 % d'entre eux ignoraient la signification du mot biodiversité, selon un sondage réalisé pour la Commission.

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Humanité et environnement
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Lundi 4 mai 2009

Le gouvernement a chargé J.L.Borloo de rédiger un rapport sur une approche économique de la biodiversité.
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La question de l'évaluation économique de la biodiversité "est a priori légitime, dès lors qu'un décideur doit faire un choix dont les conséquences affectent d'autres agents, note le rapport.

Le rapport échafaude un cadre méthodologique resté jusque-là flou voire inexistant, en vue de définir certaines valeurs de référence, afin que la valeur économique de la biodiversité soit à terme prise en compte dans ces décisions publiques.

Mais donner un coût, "monétariser" un service rendu par un écosystème n'est pas chose aisée : "la problématique est sensiblement plus complexe que celle du changement climatique", constate ainsi ce rapport, mais il reste "possible d'alimenter une approche coûts/avantages". Pour ce faire, de nombreux volets d'approche sont passés à la loupe, de l'approche microéconomique à celles juridique et socioéconomique. Distinguant deux types de biodiversités possibles, le rapport aboutit au fait que celle dite "remarquable" ne supporte pas vraiment l'approche économique, "et qu'il est sans doute préférable de mobiliser d'autres valeurs pour traiter de la gestion pertinente de ce patrimoine". Quant à la biodiversité "ordinaire", elle est plus faiblement perçue par les citoyens mais reste chiffrable, selon les contextes et les services identifiés (auto-entretien des écosystèmes, approvisionnement, fonctions récréative, culturelle, esthétique, etc). Exemples de valeurs passées au crible, avant d'être proposées par ce rapport : 970 euros par hectare et par an pour les écosystèmes forestiers métropolitains et a minima 600 euros/ha/an pour les prairies.

Comme fixé par la saisine d'origine, ce rapport insiste également sur la biodiversité dans les collectivités d'outre-mer. Celle-ci "confère à la France une place unique au monde", avec "plus du tiers de la biodiversité mondiale". Mais c'est dans ces territoires souvent insulaires que la plupart des espèces remarquables et des superficies moyennes d'écosystèmes s'étiolent à vue de nez. Cinq grands types de pressions sur la biodiversité sont passés en revue par le rapport qui, in fine, formule des pistes en vue d'améliorer les connaissances et l'évaluation des écosystèmes, aussi divers et riches soient-ils. Après avoir rappelé que la fiscalité sur le foncier non-bâti pénalise généralement les écosystèmes les plus riches, il suggère entre autres qu'une exonération de cette taxe soit mise en oeuvre dans les zones humides et que l'Etat intègre à ses politiques de planification territoriale des indicateurs et valeurs permettant d'évaluer économiquement les services rendus par les écosystèmes concernés, voire impactés
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Le "coût environnemental" passerait-il dans les moeurs ? Bonne nouvelle, en tous cas !

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Autrement le monde
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Dimanche 3 mai 2009

L'uniformisation: voilà le danger !

Le Monde nous avertit dans cet article:


" ....Ces pandémies ne sont-elles pas liées à l'érosion dramatique de la biodiversité ? A la réduction constante du nombre de races domestiques, dont une disparaît chaque mois, selon le rapport de la FAO de 2007 sur les ressources zootechniques ? Au développement de l'agriculture industrielle ? Au recul constant des habitats naturels ? A l'uniformisation des écosystèmes, qui favorise la diffusion d'organismes ne trouvant plus d'adversaires ? Les réponses manquent. Notamment parce que la communauté des spécialistes de ce domaine n'est pas structurée aussi fortement que celle des climatologues. Elle est muette alors qu'une manifestation possible de la crise de la biodiversité sonne comme un nouveau coup de gong.

Un coup de gong en matière de changement climatique, les climatologues en ont donné un majeur dans Nature, le 30 avril. Dans des études publiées par l'hebdomadaire scientifique, les chercheurs conduits par Malte Meinshausen, du Potsdam Institute, et Myles Allen, de l'université d'Oxford, ont analysé les conditions qui permettraient au réchauffement en cours de ne pas dépasser de plus de 2 °C la température de l'ère préindustrielle. Un consensus s'est élaboré durant les dernières années pour penser qu'un dépassement de ce seuil aurait des conséquences dramatiques et irréversibles...."

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Autrement le monde
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Vendredi 1 mai 2009

Incontestablement, le climat a changé au G8. D’abord parce que les huit pays les plus puissants et les plus riches de la planète convient maintenant systématiquement leurs homologues moins favorisés. La Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’Indonésie étaient ainsi à la table des puissants. Il ne s’agissait pourtant que d’une rencontre ministérielle, mais celle des ministres de l’environnement qui, par définition, n’a guère de frontières. Le premier point à l’ordre du jour, la biodiversité, n’a guère avancé. Depuis la réunion de Montpellier, les experts mondiaux réclament la création d’un organisme équivalent du groupe d’experts sur les gaz à effets de serre (GIEC) qui serait capable de mettre une conférence internationale sur pied afin de prendre des mesures sur cette question. Mais nos amis les bêtes restent un sujet secondaire pour nombre de pays, à commencer par les Etats-Unis qui font traîner toute décision. Le G8 s’est contenté d’adopter une charte en vingt-cinq points qui explique l’importance de préserver la biodiversité : «  les multiples challenges auxquels est confronté le monde aujourd’hui sont un signe évident de la nécessité de renforcer les efforts pour conserver et gérer de façon responsable la biodiversité et les ressources naturelles »

Il n’en va pas de même sur le second point à l’ordre du jour. Sur le réchauffement climatique, les Etats-Unis de Barack Obama entendent marquer leur différence avec l’administration Bush. A la veille du sommet des chefs d’Etat du G8 de juillet, et surtout avant la conférence de Copenhague qui renouvellera le protocole de Kyoto, la délégation américaine a confirmé la proposition Obama d’un objectif de moins 25% d’émissions de CO2 d’ici à 2020, sur la base des émissions de 2005. L’Union européenne s’est pour sa part engagée, en décembre, à une réduction de 20% par rapport à son niveau de 1990 qui pourrait aller jusqu’à 30% si une volonté internationale se dégager sur la question. Il reste donc du chemin à faire.

Par hifi - Publié dans : environnement - Communauté : Ecolo zen
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